Coupe du monde 2018: Après sa vidéo pro-Ukraine, un membre de l'encadrement croate écarté

FOOTBALL Une vidéo pro-Ukraine avait été tournée après la victoire face à la Russie…

A.H. avec AFP

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Ognjen Vukojevic avec la Croatie en 2013.
Ognjen Vukojevic avec la Croatie en 2013. — SRDJAN VRANCIC/CROPIX/SIPA

L’ex-international Ognjen Vukojevic a été renvoyé, lundi, de l’encadrement de la sélection croate pour sa vidéo dédiant à l’Ukraine la victoire contre la Russie en quarts de finale de la Coupe du monde 2018. Vukojevic « a été libéré de ses fonctions d’expert associé à l’équipe nationale de la Croatie et n’est plus membre de la délégation croate au Mondial », a annoncé la Fédération (HNS) dans un communiqué.

Après la qualification de son pays, le défenseur Domagoj Vida a crié un « Gloire à l'Ukraine ! » dans une vidéo postée par Ognjen Vukojevic. Ce dernier a ajouté : « Cette victoire est pour le Dynamo [Kiev] et pour l’Ukraine ! En avant la Croatie ! ». Les deux joueurs ont évolué pour le club ukrainien du Dynamo Kiev. La Fifa, après avoir examiné la vidéo, a décidé d’émettre un simple avertissement à Vida.

« De tels actes devraient être punis »

La Fédération croate a présenté ses excuses à l’opinion publique russe pour « l’acte d’un membre de la délégation croate ». Vukojevic et Vida « se sont également excusés pour leurs déclarations qui n’avaient pas pour but de passer des messages politiques mais ont pu être comprises de la sorte », ajoute le communiqué de la HNS.

Des parlementaires russes avaient demandé à la FIFA des sanctions sévères contre la Croatie​. « De tels actes devraient être punis », a déclaré Dmitri Svichtchov, membre du Comité parlementaire sur les sports, cité par l’agence publique Ria Novosti. « Gloire à l’Ukraine ! » est un slogan du soulèvement pro-européen qui a conduit à la destitution du président ukrainien Viktor Ianoukovitch en 2014 et à une grave crise dans les relations entre les deux pays voisins. Ce soulèvement avait été suivi par l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie et de l’éclatement d’un conflit entre forces de Kiev et séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, qui a fait plus de 10.000 morts.