Coupe du monde 2018: Voilà les huitièmes! Consistante puis résistante, la France bat le Pérou

FOOTBALL Les Bleus ont assuré l'essentiel, mais encore une fois dans la souffrance...

Nicolas Camus

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La joie des Bleus après le but de Mbappé lors de France-Pérou, le 21 juin 2018.
La joie des Bleus après le but de Mbappé lors de France-Pérou, le 21 juin 2018. — Jewel SAMAD / AFP

De notre envoyé spécial à Iekaterinbourg,

La France a haussé le ton. Enfin, seulement à moitié. Critiqués après leur entrée en lice fadasse face à l’Australie, les Bleus ont battu le Pérou (1-0) dans un match à deux visages. Le plus important est que cette victoire leur permet d’être déjà qualifiés pour les huitièmes de finale. Bref, on a encore de quoi causer, mais ça ne va pas trop mal pour nos Bleus.

A nous les huiitèmes de finale !

C’est bien sûr l’info de la soirée, avant de parler de la forme. Le Danemark et l’Australie ayant eu le bon goût de faire match nul (1-1) un peu plus tôt dans la journée, les Bleus peuvent déjà penser aux huitièmes de finale. Un nul leur suffira lors de la dernière rencontre face aux Danois, mardi, pour terminer premiers de poule. Maintenant qu’on en est là, ce serait dommage de se priver, même si ça ne garantira en rien un adversaire facile quand on voit ce qu’il se passe dans la poule D.

Une première période rassurante…

Deschamps avait prévenu ses joueurs, ils devaient faire bien mieux que lors du premier match. Mission à moitié accomplie. La France a eu de vrais temps forts pendant la première période, avec deux actions collectives qui auraient mérité mieux que les gants de Gallese, notamment celle conclue par une grosse frappe de Hernandez (43e). Avant ça, Mbappé était devenu le plus jeune buteur de l’histoire des Bleus en grande compétition en poussant le tir contré de Giroud dans le but vide (34e). A ce moment-là, on était plutôt rassurés.

… Et puis plus rien (mais de la solidité)

La seconde période, en revanche, a été une longue souffrance. Poussés par leurs magnifiques supporters, qui avaient déménagé Lima à Iekaterinbourg, les Péruviens ont mis une pression dingue sur les Bleus, qui n’ont jamais su s’en dépêtrer. Il a fallu que la barre sauve Lloris sur un lointain missile d’Aquino pour que tout ne soit pas relancé dès le retour des vestiaires (50e).

Pas d’autres occasions ensuite, mais une sensation d’insécurité constante. Si au moins les Bleus avaient réussi à ressortir de temps en temps pour se montrer dangereux en contre… mais non, ça n’est arrivé que dans les toutes dernières minutes, quand les Sud-Américains étaient rincés. Au moins, la défense a pu se tester et les Bleus ont joué en bloc, contrairement au premier match. 

Ça a donné quoi, le changement de plan ?

Après le 4-3-3 de la jeunesse face à l’Australie, DD est revenu aux bases. Un bon 4-2-3-1, avec la reconstitution du duo gagnant de l’Euro, Griezmann-Giroud, devant. Le numéro 9 des Bleus a fait son match, et même un peu plus. Il a montré toute son utilité quand l’équipe avait le ballon, avec un jeu en appui parfait pour ses coéquipiers autour. Grizou a aussi été plus en vue. Tout ça, comme le reste, s’est arrêté à la pause.

Ce système pose quand même problème sur les côtés. Matuidi n’est pas un ailier gauche, Mbappé pas un ailier droit, chacun pour des raisons différentes évidemment. On notera l’importance de Pogba, encore, qui n’a cessé de rameuter les troupes et été à l’origine du but en récupérant le ballon très haut dans les pieds péruviens avant de lancer Giroud. Kanté a été énorme, courant pour quatre, comme d'habitude. Indispensable. 

Qualifiés pour les huitièmes de finale mais sans aucune marge, les Bleus, au moins, ne risquent pas la décompression.