« Les Marseillais » vs « Koh-Lanta » : Benji Samat « a une bonne frappe », selon son coach, avant son combat contre Dylan Thiry

INTERVIEW Coach de renom des plus grandes stars de la boxe marseillaise, Louis Lavaly a entraîné pendant un mois Benji Samat, qui affronte sur le ring au palais des sports de Marseille Dylan Thiry

Propos recueillis par Mathilde Ceilles
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Benji Samat affronte Dylan Thiry sur le ring à Marseille
Benji Samat affronte Dylan Thiry sur le ring à Marseille — Nicolas BETS/W9
  • Le gala Provence Noble Art II, au Palais des sports de Marseille, ce mercredi, propose au milieu de douze combats pros un affrontement entre Benji Samat, ancien des Marseillais, et Dylan Thiry, révélé par Koh-Lanta.
  • Louis Lavaly, entraîneur de renom marseillais, a coaché Benji Samat pendant un mois. La première fois qu’il l’a vu, il s’est dit : « Qu’est-ce que je vais réussir à faire avec cette poule mouillée ? »
  • Et comme dans Rocky, le coach a été estomaqué par son poulain. « Il a vraiment un gros potentiel », annonce-t-il.

Certains disent qu’ils se détestent. Une chose est sûre : ce mercredi, sur le ring, les coups vont pleuvoir, et il n’y aura qu’un seul vainqueur, acclamé par les milliers de personnes venues assister à ce match d’anthologie au Palais des sports de Marseille. A 18h30, Benji Samat, ancien des Marseillais, et Dylan Thiry, révélé dans Koh-Lanta, chausseront les gants pour s’affronter à l’occasion d’un combat de boxe, dans le cadre du Provence Noble Art II.

Ce gala de boxe, organisé par les frères Cyril et Guillaume Assientio et Louis Lavaly, entraîneur le plus titré de France, vise à relancer la boxe anglaise dans la région de Marseille, en réunissant douze combattants professionnels, dont deux ceintures internationales, ainsi que les deux stars de la téléréalité. Une soirée dont l’intégralité des bénéfices sera reversée à des associations de lutte pour les enfants malades. Louis Lavaly, qui a entraîné Benji Samat pour ce combat de boxe, revient pour 20 Minutes sur cette expérience et sur le match à venir.

Comment vous êtes-vous retrouvé à entraîner Benji Samat ?

L’organisateur qui a monté ça avec eux est un ex-boxeur à moi. Il voulait faire du monde, et ça marche, puisqu’il y aura entre 4.000 et 5.000 personnes. Donc, mon ancien boxeur m’a envoyé Benji. Il est venu de Dubaï s’entraîner à Marseille. C’était il y a tout juste un mois ! La première fois que je l’ai vu, je me suis dit : « Qu’est-ce que je vais réussir à faire avec cette poule mouillée ? » Il n’avait jamais fait de boxe ! Je n’avais jamais entendu parler des Marseillais, tout ça, à mon âge… Je n’avais qu’un mois pour travailler et lui faire avoir des attitudes de boxe. Je lui ai dit : « C’est pas Dubaï ici ! » Il a rigolé.

A-t-il eu des difficultés ?

Là où j’ai eu de la chance, c’est que c’est quelqu’un d’assez sportif. Et il s’est révélé assez doué. Là où j’ai été étonné, c’est qu’il a souffert pendant l’entraînement sans dire un mot. Il est extraordinaire, ce jeune homme. Il a tous les atouts pour faire un bon boxeur. Il n’est pas peureux. Il a une bonne frappe. En un mois, il a une attitude de boxe ! Il a vraiment un gros potentiel.

Comment avez-vous travaillé avec lui ?

Comme il n’avait jamais pris de coup, il a fallu travailler la technique. Tous les jours, on fait des mises en gant. Ça veut dire que tu prends des coups avec un sparring-partner. Et il a mis des gants tous les jours ! Même hier, à la veille du match, il est venu à l’entraînement, toujours à l’heure. Je crois que ça lui a plu. Je comprends qu’il ait autant de followers. C’est un bon bonhomme. S’il voulait, il pourrait devenir boxeur.

Quels conseils lui avez-vous donnés pour battre Dylan Thiry ce mercredi soir ?

Dylan Thiry est grand de taille. Il fait 1,86 mètre et Benji fait 1,70 mètre. Alors faut lui rentrer dedans ! Pas le choix. Mais il a des qualités. Il est bien, là.