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La fusée Samba-Mayela décroche l’or européen et le chrono de l’année sur 100m haies

Championnats d’Europe : « C’est incroyable », la fusée Samba-Mayela décroche l’or et le chrono de l’année sur 100m haies

athlétismeLa Française a signé une performance XXL à Rome samedi, à quelques semaines des JO de Paris
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Trente-quatre ans que l’équipe de France n’avait pas connu ça. Cyréna Samba-Mayela est devenue samedi à Rome championne d’Europe du 100m haies, à Rome, succédant dans les livres d’histoire de l’athlé tricolore à Maryse Ewanjée-Epée, titrée en 1990. Mais la fusée Samba-Mayela n’a pas « que » décroché l’or : avec son chrono de 12''31, elle a explosé son record personnel, établi un nouveau record d’Europe et signé la meilleure performance mondiale de l’année. Folie.

« C’était un rêve lucide, en sentant la maîtrise de ce que je fais, en étant complètement lucide et consciente de ce qui se passait et ça fait encore plus apprécier ce moment », a jubilé la Samba-Mayela en zone mixte, drapeau bleu-blanc-rouge sur les épaules.

De l’argent à l’heptatlon

Au-delà de ce titre, la hurdleuse a pris date pour les JO de Paris, dans quelques semaines. « Je savais que quoiqu’il arrive, ça me servirait pour les Jeux car c’est ce qui est le plus important mais pouvoir ramasser autant sur le chemin (la médaille d’or et le chrono), c’est incroyable », a réagi la Française, devenue la dixième performeuse de l’histoire sur la distance.

Samba-Mayela a apporté à l’équipe de France sa deuxième médaille de la compétition européenne, la première en or, quelques minutes après la magnifique médaille d’argent obtenue par Auriana Lazraq-Khlass à l’heptathlon. La combinarde de 25 ans a créé la surprise en améliorant ou en égalant six de ses records personnels sur les sept épreuves disputées entre vendredi et samedi. Avec 6.635 points, elle a réalisé les minima olympiques et sera l’une des athlètes à suivre côté français.

« Ça a été l’hepta parfait au bon moment, je ne me rends pas compte, c’est une perf énorme et surtout je serai à Paris ! », a hurlé Lazraq-Khlass en zone mixte, à la fois surexcitée et au bord des larmes. « J’étais deuxième avant le 800 et je me suis accrochée à cette putain de médaille, je la voulais et je l’ai eue. »