Ligue des champions: Pourquoi Lille ne peut pas se faire éliminer

FOOTBALL Le Losc a toutes les cartes en main pour se qualifier face à Copenhague et disputer sa deuxième campagne d'affilée en Ligue des champions...

Anthony Davière

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Marvin Martin (à gauche), face à l'AS Nancy-Lorraine, le 17 août 2012, au Grand Stade de Lille. 
Marvin Martin (à gauche), face à l'AS Nancy-Lorraine, le 17 août 2012, au Grand Stade de Lille.  — BAZIZ CHIBANE/SIPA

En fouillant dans le passé récent des clubs français en barrage de Ligue des champions, on retrouve quelques échecs qui restent, encore aujourd'hui, gravés dans les mémoires. A quelques heures de ce match aller entre Copenhague et Lille, 20minutes.fr vous explique pourquoi le Losc ne peut subir une même contre-performance.

Lille est dans la continuité

En 1998, le FC Metz, vice-champion de France, défie les Finlandais du HJK Helsinki. Les Grenats sortent d’une saison pleine et affrontent un adversaire supposé plus faible. Pourtant, les Messins passent à la trappe. La raison est simple, après avoir réalisé un championnat exceptionnel, ils n’ont pas su conserver ce niveau de jeu. Ils étaient en surrégime, comme l’atteste leur 10e place en 1999. A l’inverse, le Losc d’aujourd’hui est lui sûr de sa force. Pour leur quatrième année consécutive, les Nordistes ont terminé dans les cinq premiers de Ligue 1. Pas de surprise de se retrouver en Ligue des champions. Le club, l’équipe, le projet sont organisés autour de la continuité.

Pas de complexe de supériorité

Tout le monde s’en souvient encore. Le NK Maribor éliminant piteusement l’Olympique Lyonnais en 1999. Ce club slovène, inconnu au bataillon, terrassant Sonny Anderson et compagnie. Une des plus belles casseroles du football français. L’OL avait pris son adversaire de haut, se croyant qualifié avant même d’avoir joué la rencontre. Et dans ce domaine, le Losc possède déjà beaucoup trop d’expérience pour  ne pas commettre la même erreur. D’autant plus que Copenhague, champion de Danemark quasiment tous les ans, est habituée de ces joutes européennes. Rudi Garcia et ses hommes possèdent assez de vécu pour prendre cette rencontre très au sérieux.

Un effectif stable

Le recrutement du Losc est en grande partie terminé depuis plusieurs semaines. D’ailleurs, Lille ne compte qu’une véritable perte avec la vente d’Eden Hazard à Chelsea. Pour le reste, Marvin Martin est venu le remplacer dès le début du mois de juillet. Pas de chamboulement semblable à celui vécu par l’AS Monaco après sa finale de Ligue des champions. Morientes, Giuly et Rothen étaient partis sous d’autres cieux. Pas évident de composer sans ce genre de joueur à l’heure d’affronter une belle équipe du Betis Séville. Tellement peu évident que les joueurs de la Principauté ne s’en étaient pas remis. Elimination cruelle (0-1, 2-2) lors de la saison 2005-2006.
 
Un adversaire à sa portée

Au moment du tirage, les dirigeants lillois ont dû être satisfaits. Même si cela reste un match piège d’aller jouer au Danemark, le FC Copenhague est un adversaire largement à la portée du Losc. Très loin du genre d’affrontement qu’avait connu Toulouse, avec un barrage disputé face au Liverpool de Steven Gerard en 2007. Les Reds n’avaient fait qu’une bouchée du Téfécé avec notamment un cinglant 4-0 à Anfield. Impossible d’imaginer une telle punition pour les coéquipiers de Salomon Kalou. Si classe d’écart il existe, elle sera en faveur des Lillois. 
 
 
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