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JO: François Hollande fixe les objectifs de médailles pour Londres

JO: François Hollande fixe les objectifs de médailles pour Londres

OLYMPISMELe président veut dix breloques en or...
Avec Reuters

Avec Reuters

«Quarante-et-une médailles, dont 10 médailles d'or, à Pékin: voilà l'enjeu», a déclaré François Hollande au cours d'une visite à l'Insep, lundi, se contentant de rappeler les faits sans se risquer à un pronostic pour les Jeux olympiques de Londres. Le président de la République a visité les installations de l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance, rencontrant nombre de membres de l'équipe de France olympique, s'essayant notamment au tir à l'arc et recevant un kimono dédicacé par tous les sélectionnés en judo.

«A 11 jours des Jeux, je tenais à venir dans ce pôle d'excellence qu'est l'Insep (...) Je ne vais pas dire au athlètes 'ramenez des médailles', je ne suis pas sûr que ce soit à moi de le faire», a-t-il dit lors d'une conférence de presse à l'issue de la visite. «La France, par ma voix, les encourage. Il faut dire aux athlètes toute notre considération, toute notre estime», a-t-il ajouté en rappelant que l'excellence ne devait pas être seule à avoir droit de cité dans le sport mais que sa pratique quotidienne devait aussi être saluée.

«Après une carrière d'exception, ils doivent aussi avoir une vie d'exception»

François Hollande, qui était accompagné de Valérie Fourneyron, ministre des Sports, et de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des Personnes handicapées, a rapidement évoqué quelques sujets économiques.
«Valérie Fourneyron me dit toujours que pour baisser le coût de la sécurité sociale, il faut faire du sport. Le sport est aussi un facteur de croissance économique, car il y a toute une industrie autour», a-t-il dit avant de souligner l'importance de la reconversion des sportifs de haut niveau qui «après une carrière d'exception, doivent aussi avoir une vie d'exception».

Interrogé sur les rémunérations des sportifs - et notamment le grand écart existant en la matière entre le football et les autres disciplines -, François Hollande est resté prudent. «Je n'irai pas sur le terrain de la comparaison entre le sport professionnel et le sport amateur. Il est légitime qu'il y ait des primes aux champions (olympiques). Sur ce point, la fiscalisation a été rétablie mais je ferai en sorte que cette fiscalité soit lissée sur plusieurs années», a-t-il affirmé, rappelant que les Jeux n'avaient lieu que tous les quatre ans.

Un kimono pour le président

Très souriant, sous un soleil que l'on n'avait plus l'habitude de voir briller, François Hollande a fait toute la visite à pied, plaisantant avec les athlètes qu'il croisait. «Comment cela se fait-il que les Chinois soient aussi forts? Ce n'est pas un problème de coût du travail cette fois!", a-t-il ainsi dit aux membres de l'équipe de France de badminton. «En ce moment, on cherche de l'or partout, pas de l'argent, juste de l'or», a-t-il lancé aux judokas en évoquant, évidemment, les médailles attendues à Londres.

Il a également eu droit aux blagues des sportifs, tous très détendus face au chef de l'Etat. Par exemple, lorsque Lucie Décosse et Teddy Riner, respectivement triple et quintuple champions du monde de judo, lui ont remis le kimono dédicacé de l'équipe de France, en présence de Romain Grosjean, pilote de Formule Un, présent à l'Insep pour sa préparation physique, les rires étaient de la partie. Le kimono choisi étant au gabarit de Riner - 2,04m pour 138 kg -, Lucie Décosse a lâché: «Ce n'est pas vraiment votre taille mais ne le prenez pas mal». Le passage à l'Insep de François Hollande, qui a indiqué qu'il se rendrait à Londres le 30 juillet, s'est achevé par un déjeuner sur le site avec des dirigeants.