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le nouveau chapitre de Bruno Pagès

le nouveau chapitre de Bruno Pagès

Football Un an après sa grave blessure, l'emblématique gardien revient dans le but du « H »
Julien Ropert

Julien Ropert

Le malheur des uns… Avec l'absence d'Arnaud Siffert, le gardien numéro 1 du HBCN (infection au pied), Bruno Pagès va voir à nouveau son nom figurer sur la feuille d'un match de l'équipe première, samedi face à Istres. Une récompense pour ce pilier du club, dix ans de maison et deux montées au compteur. Surtout après la terrible année qu'il vient de vivre. Il y a un an en effet, face à Cesson, un choc violent avec un attaquant breton lui avait valu une rupture des ligaments croisés du genou droit. Le genre de blessure dont on ne se relève pas toujours, surtout après 30 ans. « Je n'avais pas envie de terminer ma carrière sur une civière, se rappelle le gardien. Je n'ai jamais fait le deuil du joueur. Mais sur le lit d'hôpital, tu te poses énormément de questions. Tu te demandes si tu vas pouvoir refaire du sport. »

« Rien à me reprocher »
Les incertitudes font partie de la convalescence. Mais le gardien formé à Montpellier ne se laissera pas abattre. « C'est un joueur qui m'a blessé, ce n'est pas parce que mon hygiène de vie n'était pas bonne ou parce que je n'étais pas vigilant sur quelque chose. Je n'avais rien à me reprocher. Ça m'a donné encore plus d'envie. » Après dix mois de doutes et de souffrance, Pagès retrouve finalement la compétition en février avec la N2. « Il a sacrément travaillé pour revenir, assure Grégory Cojean, l'entraîneur de la réserve nantaise. Depuis janvier, il cravache, il fait du spécifique… Pour moi, s'il n'est pas à 100 % , il en est très proche. » Le gardien ne dit pas autre chose : « Je suis même à plus de 100 %, à 120 %. La sensation de légèreté, de bien-être dans le but, le fait de ne pas se poser la question de son genou… Ça suffit à mon bonheur. » Et à bientôt 32 ans, après tant d'efforts, Pagès n'est pas là pour faire un jubilé avant une retraite paisible. « C'est une nouvelle carrière qui commence pour moi, avoue le Gardois. Psychologiquement, tu te bats tellement pour revenir que tu relativises les petits échecs du quotidien. » Et ce n'est pas Istres qui lui gâchera ses retrouvailles avec Beaulieu.