Groupe G : première étape ardue pour les Bleus

©2006 20 minutes

— 

Les joueurs de l'équipe de France de football sont entrés dans le vif du sujet, vendredi, à quatre jours de leur entrée en lice contre la Suisse, en effectuant leur premier entraînement sur le sol allemand, à Hameln (nord), à l'heure où le Mondial-2006 débutait à Munich.
Les joueurs de l'équipe de France de football sont entrés dans le vif du sujet, vendredi, à quatre jours de leur entrée en lice contre la Suisse, en effectuant leur premier entraînement sur le sol allemand, à Hameln (nord), à l'heure où le Mondial-2006 débutait à Munich. — Pascal Pavani AFP

Après les glorieux sacres de 1998 et 2000, les retentissants échecs de 2002 et, à un degré moindre, de 2004, l'équipe de France aborde avec envie sa cinquième phase finale consécutive d'un grand Championnat. Oubliée la phase éliminatoire chaotique et les matchs de préparation mitigés. Les Bleus, confrontés d'entrée à l'autre favori du groupe G, la Suisse, sont prêts à plonger dans « une nouvelle aventure », dixit David Trezeguet. « On veut savoir où on en est, assure le buteur de la Juventus Turin, résigné à débuter sur le banc ce soir. Le premier match d'une Coupe du monde est toujours délicat à négocier. » Mis à part en 1982, où la défaite face à l'Angleterre (3-1) n'avait pas plombé la bande de Michel Platini, cette fameuse première rencontre a en effet toujours marqué les parcours des Bleus. Davantage que gagner, ne pas perdre face aux Helvètes est une priorité. « On a un grand respect pour la Suisse, qu'on a jouée deux fois en éliminatoires et qu'on n'a jamais battue. Mais le match sera difficile pour les deux équipes », prévient Raymond Domenech, qui n'alignera qu'une seule pointe (Thierry Henry) après avoir utilisé un schéma à deux attaquants lors des matchs amicaux. « La Suisse est une équipe en confiance, mais on monte en puissance. Et dans un passé récent, ils n'ont jamais gagné contre nous », se rassure quant à lui William Gallas. Une première défaite freinerait la bonne marche des Bleus, même si le sélectionneur national, qui avait coché la date de la finale sur son agenda avant le stage de Tignes, ne voit plus aussi loin. « Pour arriver au 9 juillet, il y a sept étapes, a conclu Raymond Domenech. La Suisse constitue la première, pas la peine de parler des autres. »

Sébastien Bordas