Bordeaux, fidèle au bal des occasions manquées

FOOTBALL Rejoints dans les arrêts de jeu par Ajaccio samedi (1-1), les Girondins ratent une opportunité de se rapprocher des places européennes...

A Bordeaux, Romain Baheux

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Francis Gillot, l'entraîneur des Girondins de Bordeaux, à Dijon, le 19 novembre 2011.
Francis Gillot, l'entraîneur des Girondins de Bordeaux, à Dijon, le 19 novembre 2011. — POL EMILE/SIPA

L’occasion était trop belle. Avec la défaite des Marseillais contre Dijon, Bordeaux pouvait continuer son opération remontée en laissant les Phocéens à trois points en cas de succès contre Ajaccio. Ce ne sera pas pour cette fois. Après avoir ouvert la marque sur un but rageur de Cheick Diabaté, les Girondins ont laissé Ajaccio refroidir le stade Chaban-Delmas samedi soir avec l’égalisation de Poulard dans les ultimes instants (1-1). «C’est rageant. Quand on a l’ambition de jouer l’Europe, on ne peut pas se contenter d’un match nul à la maison», peste le capitaine Jaroslav Plasil.

Pas encore capable d'être dans les cinq premiers

Si Jean-Louis Triaud, son président, pointait du doigt l’arbitrage de M. Desiage, qui a laissé les Ajacciens jouer le coup-franc qui amène l’égalisation dix mètres plus loin que l’endroit de la faute, les Bordelais ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Dans les dix dernières minutes de la rencontre, les hommes de Francis Gillot n’ont cessé de rendre le ballon aux Corses qui usaient alors de longs ballons aériens pour prendre en défaut l’arrière garde girondine. «Techniquement, on n’a pas fait ce qu’il fallait, admet le dernier rempart bordelais. Dès qu’il y a de l’enjeu et de la tension, on perd un peu nos moyens collectifs.»

Après un revers contre Nice il y a deux semaines à Chaban-Delmas (1-2), les Girondins laissent donc encore filer de précieux points dans une course à l’Europe débutée en queue de peloton. A six points de la cinquième place, Bordeaux va devoir effectuer une fin de saison en boulet de canon pour éviter une troisième saison de rang sans qualification européenne. «On n’est pas une équipe encore capable d’être dans les cinq premiers, souligne Francis Gillot. J’espère que l’on va corriger cela dans les dix derniers matchs. Je sais que l’on peut mieux faire.»