Tournoi des VI Nations: Lionel Nallet tire sa révérence
RUGBY•Non retenu pour affronter le pays de Galles, le deuxième ligne du Racing Métro a terminé sa carrière en Bleu dimanche soir face à l'Angleterre...Bertrand Volpilhac
«Une page de ma carrière se termine, mais que de bons souvenirs et de plaisir d'avoir joué autant pour mon pays.» D’un tweet plein d’émotion et de mesure, Lionel Nallet a donc clos son histoire avec le XV de France. Non retenu dans le groupe pour affronter le pays de Galles le week-end prochain, «Naluche» s’arrête donc à 35 ans après 75 sélections et une dernière défaite cruelle face à l’Angleterre, dimanche au Stade de France, privant les Bleus d’une possible victoire dans ce Tournoi.
« Une page de ma carrière se termine, mais que de bons souvenirs et de plaisir d'avoir joué autant pour mon pays. — Lionel Nallet (@nallet) March 12, 2012 »
«Il savait qu'on avait un peu un deal ensemble: si on jouait une finale à Cardiff, il aurait continué l'aventure, explique Philippe Saint-André, qui a choisi de donner une nouvelle chance au Clermontois Julien Pierre. Hélas, l'aventure se finit ici. Nous sommes aussi obligés de penser au futur, sa carte d’identité et son âge font que nous sommes obligés de repartir sur un nouveau cycle. Le haut niveau a des exigences incroyables.»
«Les jeunes peuvent apprendre de lui»
Bref, place aux jeunes. Fatigué après une folle Coupe du monde, le deuxième ligne du Racing-Metro a accepté de faire une dernière pige en Bleu pour encadrer les nouveaux, Yoann Maestri en tête. La preuve d’un certain état d’esprit, reliquat d’un rugby à l’ancienne, simple et besogneux, dont Nallet, Bonnaire ou Servat – qui termineront leur carrière international le week-end prochain – sont les derniers héritiers.
«PSA» lui rend hommage: «J'ai eu la chance de l'entraîner à Bourgoin, de le retrouver en équipe de France. J'étais content qu'il soit présent au début de l'expérience pour amener aux jeunes son approche, son humilité, son professionnalisme et son état d'esprit positif en tant que titulaire ou remplaçant.» Et désormais, c’est le Racing-Metro qui va en profiter à plein temps.


















