Fabrice Estebanez: «L’équipe qu’on craint vraiment, c’est nous-mêmes»
RUGBY•Le centre du Racing-Métro 92 évoque son équipe et le prochain match contre Bordeaux...Recueilli par Julie Lévy-Marchal
Après un entrainement sous la pluie de plus de deux heures, Fabrice Estebanez, le centre de l’équipe francilienne se pose quelques instants le temps d’évoquer la situation de son équipe et le prochain match joué vendredi prochain contre Bordeaux.
Quels sont les enseignements tirés de la victoire aux forceps contre Bayonne (22-21)?
On n’a rien lâché. Même en première mi-temps où on a déjoué mais on voulait à tout prix gagner et on a rectifié le tir en seconde mi-temps; cette victoire s’ajoute à celle qu’on a eu contre Lyon la semaine d’avant. C’est de bon augure pour la suite.
Ces deux victoires consécutives ont-elles apporté de la sérénité dans le groupe?
On a gagné en sérénité, on est plus en confiance, les semaines se passent mieux. Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas cumulé deux victoires. Ca fait du bien et à la tête et au classement. C’est sûr que c’est plus plaisant de s’entraîner avec deux victoires derrière nous et deux victoires qui comptaient énormément pour nous pour la qualif (être dans les 6 premiers du classement pour être dans les barrages). Faut pas oublier qu’il y avait une très belle équipe de Bayonne en face avec de grands joueurs.
Est-ce qu’il vous faudra être plus concentrés pour le match contre Bordeaux ce week-end?
Il nous faudra de la discipline parce qu’il y a un bon buteur en face et c’est une équipe qui est difficile à jouer, solide sur les bases, avec un jeu de trois quart qui est de mouvement. Donc il faudra être concentrés, mais comme pour les autres matchs, pendant la deuxième mi-temps de Bayonne, ou les 60 premières minutes contre Lyon la semaine d’avant. De toutes façons, ce qu’on veut, c’est sortir vainqueurs de ce match, peu importe la manière.
Cette équipe de Bordeaux, promue cette saison, est-elle surprenante?
Oui, mais chaque année, il y a un promu qui nous surprend. C’est sûr qu’on ne les attendait pas à ce niveau. Il faut être très méfiant parce que c’est une belle équipe qui fait des gros matchs. Mais l’équipe qu’on craint vraiment, c’est nous-mêmes. On peut faire des choses extraordinaires comme le contraire sur un manque de concentration. On a des forces dans notre équipe, à nous de les utiliser.
Aujourd’hui, vous êtes dans les 6 premiers, avez- vous la pression du résultat?
Bien sûr, on sait que c’est fragile et la qualification va se jouer contre le Stade Français qui sera «le match de la qualif». Mais tous les points vont compter. Les entraîneurs ne nous mettent pas la pression là-dessus mais on est des grands garçons, on est des compétiteurs, on veut aller le plus loin possible, tout le monde a les yeux rivés sur ces matchs qui arrivent et la qualif.


















