Top 14: L'arbitre reconnaît ses erreurs, Boudjellal en remet une couche

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Mourad Boudjellal, le président du club de rugby de Toulon, le 12 septembre 2011.
Mourad Boudjellal, le président du club de rugby de Toulon, le 12 septembre 2011. — GERARD JULIEN / AFP

Mourad Boudjellal ne s'est toujours pas calmé. Convoqué par la commission de discipline pour ses propos sur la «sodomie arbitrale» dimanche, à l'issue du match Clermont - Toulon, le bouillant président toulonnais en a rajouté une couche dans une interview publié sur le site Rugbyrama: «Je crois que le dernier président à avoir été sanctionné doit être Serge Blanco en 96. Après un noir, un arabe.» Mourad Boudjellal a par ailleurs suggéré qu’il « pourrait exister un âge limite pour ne plus se faire arbitrer par son grand-père.»

Des propos sûrement pas de nature à plaire à Pierre-Yves Revol, le président de la Ligue qui a affirmé: «Les propos de Mourad Boudjellal n’amènent rien, sinon du discrédit sur notre sport. Maintenant c’est à la commission de discipline de faire son travail». Le président toulonnais pourrait recevoir une sanction allant de 60 jours de suspension à la radiation.

Mourad Boudjellal s'excuse auprès de l'arbitre

Petite accalmie dans l'orage, Mourad Boudjellal semble avoir fait dans le même temps la paix avec l'arbitre de la rencontre, Christpohe Berdos, sur l'antenne d'Infosport+. «J’ai revu le carton jaune qui est sévère, ça c’est sûr», a reconnu l’arbitre en évoquant le deuxième carton jaune de Toulon donné à l’ailier David Smith à la 51e minute du match. «Tous les week-ends on se trompe, je me trompe, et sur ce match, je me suis trompé malheureusement en défaveur de Toulon», a estimé Christophe Berdos.

En réaction, Mourad Boudjellal a consenti à s’excuser: «J’ai pour habitude de retirer des propos quand la personne en face fait amende honorable. Si monsieur Berdos a été choqué par mes propos je les retire et j’en suis désolé par rapport à ce qu’il vient de déclarer.» Dans Var Matin, le président de Toulon avait en effet expliqué qu’il exprimerait «des regrets le jour où les arbitres viendront s’excuser d’avoir fait des erreurs».