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Hcup: Quelles solutions pour les clubs français?
RUGBY•Après un premier week-end désastreux, les équipes du Top 14 n'ont plus le choix...B.V.
Certes, le Top 14 peut se gargariser d’être championnat le plus fort d’Europe, voire du monde, sur le papier. Il n’empêche, dès la fin de la 2e journée de Hcup, ce week-end, en dehors de Toulouse, tous les clubs français peuvent être éliminés à 99%. Clermont, Biarritz, Castres, Montpellier et le Racing n’ont d’autre choix que d’élever leur niveau de jeu pour se mettre au niveau de l’événement. D’anciens joueurs, qui ont brillé dans cette compétition, leur donne quelques conseils pour y arriver.
Faire de la Hcup une priorité
Avec 26 journées au programme, les clubs français arrivent souvent sur les rotules en Hcup. Les Anglo-saxons, eux, en font leur quasi-unique objectif de la saison, celui pour lequel ils se préparent toute l’année. «Il faut faire de la Hcup une priorité, estime Christophe Lamaison, vainqueur de l’épreuve en 1997 avec Brive. A force de vouloir jouer à fond sur tous les tableaux, on manque de fraîcheur en Coupe d’Europe.» Equipes parfois mixtes, motivation douteuse à la première difficulté, les clubs français semblent trouver plus important de se qualifier pour la Coupe d’Europe que de la jouer à fond. Un paradoxe qui est peut-être un mal français quand on voit les prestations en demi-teinte des clubs de Ligue 1, notamment en Ligue Europa. «Pour tous, le championnat reste très important. Seul Clermont et Toulouse, qui assurent en championnat, peuvent vraiment tout donner en Hcup», juge Nicolas Brusque, ancien arrière du Biarritz Olympique.
Etre plus ambitieux dans le jeu
Interrogé en milieu de semaine, le deuxième ligne du Racing, Karim Ghezal, l’avouait: «Dans le Top 14, on manque d’ambition de jeu.» Face à des Anglo-saxons plein d’audace, les clubs français ont payé la note, le week-end dernier, de «leur manque d’initiative» selon Titou Lamaison. «Chez nous, on joue pour ne pas perdre. On est trop dans la gestion, alors que nos adversaires sont dans la prise de risque totale.» «En championnat, on joue avec le couteau sous la gorge, poursuit Brusque. En Angleterre (un seul club relégué en fin de saison) ou dans les autres pays (pas de relégations), ils envoient du jeu toute l’année car ils n’ont pas de pression sur les épaules. Ils jouent libérés.»
S’adapter aux règles britanniques
Si c’est un club français qui l’a remportée le plus souvent (Toulouse, à quatre reprises), la Hcup reste une compétition anglaise. Avec des règles et un arbitrage qui laissent les continentaux parfois pantois. «On le sait, l’arbitrage entre Top 14 et Hcup est totalement différent, témoigne Brusque, qui a arrêté sa carrière en 2010. Chaque année, il nous faut plusieurs matchs pour nous adapter. Sur certaines phases de jeu, comme les ballons portés, les arbitres anglo-saxons laissent beaucoup plus faire que chez nous. Ca nous surprend, on se fait avoir et pourtant on continue à jouer comme on joue d’habitude. Il faudrait anticiper cela.»



















