Guy Forget nommé directeur du tournoi de Bercy
TENNIS•Mais il reste encore capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis jusqu'à la fin de la saison 2012...Romain Scotto
Adepte d'un look très «casual chic» avec sa veste de costume cintrée, en cette fin de semaine à Bercy, Guy Forget ne compte plus ses casquettes. Le consultant TV, capitaine de coupe Davis et représentant de la fédération pour Roland-Garros a été intronisé samedi midi directeur du tournoi de Bercy. L’ancien numéro 1 français succède à Jean-François Caujolle, sur le départ après cinq ans passés à la tête du tournoi parisien.
Malgré ce cumul des fonctions, «Guy sera le capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis l’année prochaine, précise Gilbert Ysern, le directeur général de la FFT. Il n’y a pas incompatibilité entre les deux. Sur la durée, la question aurait été différente.» Car à la fin de l’année prochaine, il semble acquis que Forget lâche les rênes de l’équipe de France.
Pas de guerre de succession
Sans l’avouer clairement, Forget a reconnu qu’il serait compliqué pour lui de conserver toutes ses attributions plus d’une saison. Mais pour l’instant, il n’entend pas parler de l’avenir de l’équipe de France et refuse d’évoquer une «guerre de succession» entre les principaux candidats pressentis (Escudé, Grosjean, Leconte, Mauresmo, Roux, Tulasne…) «Quand Yannick avait arrêté, peu de monde voulait passer derrière lui. Je m’étais laissé séduire par les joueurs. Aujourd’hui, je me garderais bien de supporter un candidat. Ce choix là revient aux joueurs. Si certains me posent des questions, je leur donne mon point de vue. Il y a plein de très bons candidats.»
Forget souhaite pour l’instant se concentrer sur son nouveau métier et préparer au mieux la rencontre de Coupe Davis face au Canada, début 2012. En douze années passées à la tête de cette équipe, il n’a soulevé qu'une seule foir le Saladier (2001), l’une des priorités de la fédération. Il lui reste un an pour viser une deuxième victoire, quitte à préparer une éventuelle finale en décembre 2012 dans la peau d’un directeur de tournoi. Un «problème» de cumul des mandats que «Monsieur le directeur» rêve de se poser à ce moment-là.


















