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Bercy: La surface et les balles en question

Bercy: La surface et les balles en question

TENNISPlus lente que l'an passé, la surface acrylique de Bercy fait beaucoup parler dans ces premiers jours de tournoi...
B.V.

B.V.

«Je me demande encore comment il peut y avoir autant de différences d’une année sur l’autre!» Au moment d’expliquer sa défaite face à Feliciano Lopez (7/6, 6/3) au premier tour du tournoi de Bercy, Mickael Llodra avouait certes avoir un peu trop forcé sur le double cette saison, mais pestait aussi contre la surface trop lente du Palais Omnisport de Paris Bercy. Et il n’est pas le seul. Depuis le début du tournoi, lundi, plusieurs joueurs ont critiqué le revêtement acrylique du POPB. «Le changement est un peu radical avec l’année dernière, la surface est très lente, enchaîne le Parisien. A moins qu’ils aient fait une erreur l’année dernière! On retourne cette année sur une surface on l’on ne peut faire que des points en fond de court. Difficile de faire service volée dans ces conditions-là.»

«Les balles ne répondent pas dans la raquette»


«Je ne sais pas si ça les amuse de nous laisser deviner chaque année comment seront les conditions de jeu mais tu ne sais jamais en arrivant ici comment sera le court» poursuit aussi Andy Roddick. Et quand il n'ont rien de spécial contre la surface, ils se plaignent des balles trop molles, à l'image de Jo-Wilfried Tsonga. «Elles ne répondent pas dans la raquette, enchaîne Tsonga, justifiant ses difficultés face à Guillermo Garcia-Lopez (6/3, 6/4). Plus je frappe fort, moins la balle avance. Si je ne l'emporte pas avec tout mon corps, la balle reste dans le filet. J'ai fait des fautes de revers, même de coup droit, inhabituelles. Un peu tout le temps, même les balles à mi-court, si on regarde mes adversaires, ils me tirent toujours un passing, alors que d'habitude, c'est plus compliqué.»

Plus proche de celle du Masters de Londres

Bref, dire que les joueurs ne sont pas à l'aise à Bercy serait un doux euphémisme. Et comme souvent, c'est auprès de Roger Federer, présent à ce tournoi depuis 2000, qu'il faut chercher sagesse. «Il y a toujours eu un problème de surface à Paris». «Ca change chaque année, des fois c’est plus lent, enchaîne-t-il. Je me suis souviens quand j’avais perdu ici contre Nalbandian (en 2007) ou c’était très, très lent. Peu m’importe, mais je trouve ça dommage de jouer sur des courts très lents en Indoor. A l’intérieur, c’est mieux que ça aille vite.»

Un avis que ne partage pas forcément Jean-François Caujolle, le directeur du tournoi. «Sans doute avons-nous poussé le bouchon un peu trop loin l’an dernier, justifiait-il lundi sur la radio officielle du tournoi. Notre objectif est de coller beaucoup mieux aux finales de Londres (20-27 novembre). Bâle lent, Paris rapide et Londres moyen, ça manquait de cohérence dans ces trois dernières semaines du calendrier.» Pas sûr que les grands serveurs l'entendent de la sorte.