Le Tour de France 2012, un match entre les punchers et les rouleurs
CYCLISME•Moins de haute montagne mais beaucoup d'étapes intermédiaires, la Grande Boucle 2012 n'avantagera pas les grimpeurs...Antoine Maes
Bien sûr, le secret était éventé depuis quelques jours. Après avoir dévoilé par erreur le tracé du Tour de France 2012, «en exclusivité et avec huit jours d’avance», s’amuse Christian Prudhomme, les contours précis sont tombés mardi midi. Et la tendance lourde empruntée par les organisateurs depuis deux ans se confirme: moins de haute montagne, mais plus d’étapes «bosselées» où faire des écarts restent possible. «Je crois aux massifs intermédiaires. Ca permet d’élargir le registre des étapes marquantes. Il y aura des aspérités dès l’entame, ça va animer le début. C'est fait pour qu'un maximum de coureurs puissent se dire qu'ils ont leur chance», explique Christian Prudhomme.
Pierre Rolland: «Le parcours est fait pour que ça bouge»
Les arrivées à Mûr de Bretagne ou au Mont des Alouettes, cet été avait en effet permis de grosses bagarres entre les costauds, et ce dès les premiers jours de course. En 2012, ce sera pareil, avec les arrivées à Seraing et à Boulogne en début de Tour, déjà ciblées par Philippe Gilbert. Mais aussi à la Planche aux Belles Filles, lors de la 7e étape. «Les 10 premiers jours seront très importants. Il y a beaucoup de petites bosses, ce sera pour ceux qui savent tout faire», assure Cadel Evans, le vainqueur sortant. «Ca va être très offensif tout de suite. Le parcours est fait pour que ça bouge», confirme le Français Pierre Rolland, vainqueur à l’alpe-d’Huez cet été.
Jérôme Pineau: «Avec 100km de contre-la-montre, il n’y aura pas de place pour le panache»
L’édition 2012 est donc censée marcher dans les pas de sa devancière. «Il va falloir attaquer de loin et ne pas attendre le contre-la-montre», assume Christian Prudhomme, qui a agrémenté son parcours de 100km d’épreuve individuelle. «Ils veulent privilégier les puncheurs, mais avec ça, il n’y aura pas de place pour le panache», assure Jérôme Pineau (Quick Step). Mais avec une arrivée en altitude en moins qu’en 2011, ce sont les grimpeurs qui tiraient le plus la tronche.



















