Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Rugby: Même battus, les Français gagneront plus que les Blacks... Et se font traiter «d'incompétents» en Australie...

Rugby: Même battus, les Français gagneront plus que les Blacks... Et se font traiter «d'incompétents» en Australie...

COUPE DU MONDEToute l'actualité des Bleus à l'heure néo-zélandaise...
A.P. à Auckland

A.P. à Auckland

Mardi 18 octobre 2011

La France troisième au classement IRB

Le classement IRB est presque aussi compliqué à suivre que celui de la FIFA. La preuve avec l’équipe de France. Huitième après leur défaite face aux Tonga, les Bleus pointent désormais en troisième position derrière la Nouvelle-Zélande et l’Australie. La France est la première nation de l'hémisphère Nord à intégrer le trio de tête depuis un an et demi.

Les Blacks pas au point sur la bio des Bleus

Les Néo-Zélandais ont beau jurer avoir le plus grand respect pour leurs prochains adversaires, ils connaissent mal leur vie et leur œuvre. Prenez Richard Kahui. L’ailier des All-Blacks dit craindre le trio ailiers-arrière du XV de France «car ce sont de très bons joueurs qui comptent chacun entre quarante et soixante sélections.» C’est gentil pour eux mais Alexis Palisson et Maxime Médard en sont à respectivement 19 et 27 capes. D’accord, Vincent Clerc en a 55.

La presse australienne se déchaîne aussi

Journalistes australiens et néo-zélandais sont au moins d’accord sur un point: dire du mal des Français. Editorialiste au Sydney Morning Herald, Greg Gowden tape sans ménagement sur les Bleus dans sa chronique de ce mardi. «Lièvremont a raison quand il dit que ses joueurs sont des sales gosses indisciplinés, désobéissants et égoïstes. Il aurait pu ajouter qu'ils sont aussi des rugbymen incompétents». Le sélectionneur a peut-être pensé comme lui à certains moments. Comme après la défaite en Italie, par exemple.

Les Français déjà champions de la prime

Français et Néo-Zélandais ne sont pas égaux devant les primes de finalistes. Comme le révèle Midi Olympique, les Bleus toucheront 180.000 euros s’ils deviennent champions du monde dimanche et 140.000 euros en cas de défaite. Des chiffres qui doivent rendre envieux les Blacks assurés d’empocher 18.000 euros et 55.000 pour une victoire. «C’est comme comparer des pommes et des oranges, s’insurge le président de l’association des joueurs néo-zélandais. Comme l’explique Rob Nichol, «les Français sont employés par leur club et reçoivent des primes de leur fédération alors que les Blacks sont sous contrat avec notre fédération et continuent à percevoir leur salaire pendant la Coupe du monde.»