00:51
Pascal Papé: «On a envie d'arrêter de se poser des questions»
COUPE DU MONDE•A deux jours du match face aux Tonga, le deuxième-ligne appelle tout le monde (journalistes compris) à s'unir derrière les Bleus...A.P. à Wellington
De notre envoyé spécial
La carrière internationale de Pascal Papé n’a jamais été un long fleuve tranquille. Oublié par Bernard Laporte en 2007, souvent blessé au mauvais moment, le deuxième-ligne du Stade Français voit la roue tourner lors de cette Coupe du monde qu’il a commencée comme remplaçant avant de piquer une place de titulaire à Julien Pierre.
Votre trajectoire avec le XV de France n’a pas toujours été rectiligne. Comment vivez-vous d’être dans ce qui ressemble à l’équipe type de Marc Lièvremont?
Beaucoup de plaisir. Si je dis le contraire, ça serait un peu con. Mais une fois encore, être titulaire n’est pas une fin en soi. Le groupe est plus figé, mais on n’a pas le droit à l’erreur. En deuxième-ligne, on est quatre joueurs avec des profils différents. Les deux qui débutent les matchs savent qu’ils ont la pression des deux autres.
En 2010, vous étiez titulaire dans l’équipe amenée à réaliser le Grand-Chelem avant de vous blesser. N’est-ce pas un juste retour des choses?
C’est ma trajectoire. En 2010, je joue les trois premiers matchs du Tournoi des VI Nations avant de me blesser. C’est comme ça. J’ai tout fait pour revenir. En ce moment, je me sens en confiance et je fais tout pour mouiller le beau maillot bleu qu’on porte sur nos épaules.
Pensez-vous que le match contre les Tonga soit l’occasion d’enfin se lâcher?
Il y a quand-même un peu de pression sur cette rencontre. On n’est pas encore en quarts de finale. Les Tongiens peuvent se qualifier en inscrivant quatre essais. On a juste envie d’arrêter de poser des questions et de jouer. Jouer. L’objectif est de prendre du plaisir dans le combat, dans le jeu et se lâcher. On sait ce qui nous attend, on sait où on veut aller. Il n’y a pas à nous motiver.
Même une défaite sans bonus pour les Tonga peut vous qualifier…
Je ne nous vois pas perdre ce match et partir sur un quart de finale contre l’Angleterre. On veut vraiment gagner et emmagasiner de la confiance.
Vous parlez de plaisir. En avez-vous déjà pris dans cette Coupe du monde?
Oui, on a déjà pris du plaisir depuis le début. Bon, la semaine dernière ce n’était pas le même plaisir face aux Blacks. On a quand-même gagné nos deux premiers matchs avec le bonus offensif. Il ne faut pas non plus s’alarmer.
Votre sélectionneur, Marc Lièvremont, subit pas mal de critiques ces dernières semaines. N’est-ce pas une façon pour lui de vous protéger?
Marc est en première ligne, mais c’est vous autres journalistes qui le mettez dans cette position. J’ai entendu parler d’une fracture entre lui et le groupe. Je peux vous dire que ce n’est pas du tout le cas. Il faut arrêter avec tout ça. Il n’y a ni divorce, ni clan parmi les joueurs. Mais si c’est difficile pour vous journalistes, il faut essayer de susciter l’unité derrière nous.
>> Tous nos articles sur la Coupe du monde 2011
>> Du kiwi au petit-déjeuner le blog de notre envoyé spécial en Nouvelle-Zélande



















