Coupe de monde rugby 2011: l'anti-fiche du Japon

RUGBY La présentation décalée des 20 équipes qualifiées pour la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande...

A.P.

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Un match de l'équipe de Japon de rugby, le 13 mai 2011.
Un match de l'équipe de Japon de rugby, le 13 mai 2011. — Jumanah El-Heloueh / Reuters

Le CV express

Cette Coupe du monde, le Japon aurait dû la disputer à la maison mais un retournement de situation de dernière minute en faveur de la Nouvelle-Zélande en a voulu autrement. Malgré 126.000 pratiquant (ce qui classe le pays au sixième rang des nations par licenciés), le Japon souffre en phases finales avec 18 défaites, un nul et une victoire comme bilan depuis 1987. Pas terrible mais les Nippons (bien aidés par quelques Néo-zélandais et Tongiens naturalisés) progressent et espèrent bien faire autre chose que la figuration afin de préparer 2019. Et cette fois c’est sûr, la Coupe du monde va bien se dérouler au Pays du soleil levant.

Leur programme (groupe A)

Japon – France le 10 septembre à Auckland (8h heure française)
Japon –Nouvelle-Zélande le 16 septembre à Hamilton (10h)
Japon – Tonga le 21 septembre à Whangarei (9h30)
Japon – Canada le  27 septembre à Napier (7h)

Trois bonnes raisons de les suivre

Pour savoir si les Japonais vont gagner un deuxième match dans une Coupe du monde. La première et dernière victoire remonte en 1991 contre le Zimbabwe.

Parce que leur sélectionneur, John Kirwan,  est une légende du rugby. Star de la première Coupe du monde en 1987, le Néo-Zélandais préfigure l’ailier du XXIe siècle tout en puissance.



Parce qu’ils ne sont plus si ridicules que ça en atteste leur courte défaite contre l’Italie le 14 août (31-24). Le sélectionneur de l’Italie, Nick Mallet confirme les progrès nippons: «Cette équipe du Japon n'est pas beaucoup moins bonne que nous. C'est une bonne équipe avec de très bons et expérimentés trois-quarts».

La spécialité locale

Le courage. Il en faut beaucoup quand on affronte des adversaires qui accusent souvent dix kilos de plus dans la balance.

Le mec qui aurait gagné à être connu

Ryohei Yamanaka. C’est ce qu’on appelle les dommages collatéraux du retour en grâce de la moustache. Sélectionné avec le Japon pour la prochaine Coupe du monde, Yamanaka a été contrôlé à un stéroïde anabolisant en avril dernier.  L’ouvreur explique avoir utilisé une crème qui permet d’arborer une moustache digne de Tom Selleck dans Magnum.  «Il n'a juste pas réfléchi», déplore son sélectionneur le Néo-Zélandais John Kirwan. On avait cru comprendre.

Ennemis  préférés:

La Nouvelle-Zélande depuis une défaite 145-17 en 1995. Pas sûr que les Japonais arrivent à prendre leur revanche le 16 septembre prochain.

Le prono de la rédaction:

Quatre matchs quatre défaites, mais ça ira mieux en 2019 à la maison.

La question bonus:

Quelle pourrait être la chanson cachée des Cherry Blossoms? Avec leur surnom poétique mais moyennement viril, les Japonais évoquent le très beau single du duo français Air: Cherry blossom girl. Dans un autre genre, on a du Patrice Sébastien si vous voulez Patrick Sébastien.