Top 5: Les méchants de service de la Coupe du monde 2011

RUGBY De Jamie Cudmore à Schalk Burger, ils ne partent pas en Nouvelle-Zélande pour se faire des amis...

A.P.

— 

D.Munoz / REUTERS

Le rugby serait «un sport de voyous joué par des gentlemen». Certains joueurs ont surtout retenu la première partie de la phrase. Ils peuvent être adorables dans la vie mais mieux vaut  éviter de leur marcher sur les pieds sur un terrain. Spécialisés  dans l’intimidation et dans le direct du gauche qui pique, ils entretiennent une certaine idée du rugby. Une idée où il vaut toujours mieux avoir du mercurochrome à portée de main.

1)Bakkies Botha  (Afrique du Sud)
Immense deuxième-ligne par le talent et l’envergure, Botha traîne aussi une réputation de garçon-boucher tout sauf injustifiée. Avec un casier épais comme une cote de bœuf pour deux personnes, cet archétype de l’Afrikaner devrait être très vite adopté du côté de Toulon où il a signé pour trois ans. Mais avant, Botha risque peut-être de croiser quelques vieilles connaissances à la Coupe du monde. Comme le Néo-Zélandais Jimmy Cowan par exemple.

2)Jamie Cudmore (Canada)

On ne l’invente pas.  Avant d’opter pour le rugby a hésité entre une carrière de skieur et de bûcheron. Deuxième-ligne reconnu et apprécié à Clermont, le Canadien a un seul défaut: il est suspendu une semaine sur deux. Car  c’est tout à son honneur, Cudmore ne règle jamais ses comptes en douce. On regrette juste pour lui l’absence en équipe de France de grand copain, le Perpignanais Grégory Le Corvec. Et Cudmore sans Le Corvec, c’est un peu comme Lennon sans McCartney.

3)Schalk Burger (Afrique du Sud)

Il a le nom de l’emploi. Au cricket, il a préféré le rugby où son tempérament belliqueux s’épanouit pleinement.  L’Afrique du Sud adore son troisième-ligne, le reste du monde le déteste. Le genre de détail qui ne trompe pas.

4) Paul O’Connell (Irlande)

Encore un deuxième-ligne. Capitaine de l’Irlande et du Munster, sa carrière et son palmarès parlent pour lui. Ses poings aussi.

5)Pascal Papé (France)

Par rapport à ses petits camarades, le deuxième-ligne  du Stade Français passerait presque pour un premier communiant. Mais on s’est dit que le pays qui  a donné au rugby des Olivier Merle, Gérard Cholley et Vincent Moscato devait figurer dans ce classement. Et dans le groupe de France, Papé a sans doute le plus gros potentiel quand il s’agit de dégoupiller. Il l’a déjà montré à une ou deux reprises. Voire  trois.