Tour de France: Perrig Queméneur a lancé la Grande Boucle

CYCLISME Le jeune coureur d'Europcar a été élu plus combatif de l'étape...

David Phelippeau, aux Herbiers

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Perrig Quemeneur, d'Europcar (en vert), compagnon d'échappé de Jérémy Roy et Lieuwe Westra
Perrig Quemeneur, d'Europcar (en vert), compagnon d'échappé de Jérémy Roy et Lieuwe Westra — J.SAGET/AFP

Et dire qu’il y a une semaine pile, il ne savait toujours pas s’il ferait partie des derniers élus d’Europcar… Pierrig Quémeneur, 27 ans, a lancé le premier mouvement de la journée. Une échappée longue de 173 km en compagnie de Jérémy Roy (FDJ) et Lieuwe Westra (VCD), reprise par le peloton à 18 km de l’arrivée. Pour son premier Tour de France, le Breton n’a pas attendu longtemps pour se faire remarquer, et être désigné premier combatif de l'étape du Tour de France.

«Après le départ fictif au Gois, j’étais bien placé, raconte Quémeneur. Anthony Charteau m’a dit «vas-y !». Le directeur sportif vendéen Jean-René Bernaudeau était loin d’imaginer que son coureur allait être le premier à se mettre en action. «Malgré des yeux qui pétillaient depuis quelques jours, je le trouvais un peu inquiet, notamment ce matin au départ, reconnaît «JR». Maintenant, avec ce qu’il a fait aujourd’hui, il va pouvoir se détendre…»

Miss France est Bretonne comme lui…

A l’arrivée, le coureur, passé pro en 2008 chez Bouygues Telecom (ancien sponsor de l’équipe vendéenne) avait bien du mal à réaliser. Sans broncher et avec toujours le sourire en bandoulière, Quémeneur a répondu sans compter à toutes les questions des journalistes. Comme s’il voulait continuer à profiter à fond de ce petit moment de gloire…

«C’est incroyable, poursuit celui qui vit à la Roche-sur-Yon (Vendée). Je crois que je ne me rends pas compte, je réaliserai quand je serai dans quelques jours en queue de paquet à faire la grimace. Je voulais profiter du monde sur le fictif, du coup, pendant 180 km, j’en ai profité pleinement. J’espère qu’il y aura d’autres journées comme ça… » En attendant, le Breton a reçu hier le prix de la combativité. Et il a eu droit à la bise de Miss France Laury Thilleman : « Elle est de Brest et, moi, je suis de Plouescat. C’est un joli clin d’œil…»