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Roland-Garros: Marion Bartoli prend goût à la victoire
TENNIS•Victorieuse de Kuznetsova, la Française se qualifie pour les demi-finales du tournoi où elle affrontera Schiavone...Romain Scotto, à Roland-Garros
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Cette fois, Marion Bartoli est même parvenue à déclencher la «ola» du public. C’est dire. Dans le clan de la Française, on n’avait quasiment jamais vu ça à Roland-Garros. «On n’est pas habitués à ce type de choses. C’est nouveau mais j’ai toujours cru que Marion pouvait y arriver», souffle Walter, son papa à peine remis de ce qu’il vient de voir sur le Lenglen. La nouveauté se trouve surtout dans les résultats de la Française, qualifiée pour les demi-finales du tournoi après sa victoire en deux sets contre Kuznetsova (7-6, 6-4).
Cette fois, Marion Bartoli est même parvenue à déclencher la «ola» du public. C’est dire. Dans le clan de la Française, on n’avait quasiment jamais vu ça à Roland-Garros. «On n’est pas habitués à ce type de choses. C’est nouveau mais j’ai toujours cru que Marion pouvait y arriver», souffle Walter, son papa à peine remis de ce qu’il vient de voir sur le Lenglen. La nouveauté se trouve surtout dans les résultats de la Française, qualifiée pour les demi-finales du tournoi après sa victoire en deux sets contre Kuznetsova (7-6, 6-4).
Pour se donner le droit d’affronter Francesca Schiavone dans le dernier carré, la numéro 1 tricolore s’est encore surpassée sur une surface qu’elle exècre. Ses déplacements sont plus vifs, ses frappes plus lourdes, sa détermination décuplée. Il fallait au moins ce cocktail pour faire d’elle la première Française en demie du tournoi depuis Mary Pierce. La quatrième seulement de l’ère Open.
«Si vous l’aviez vu le mois dernier…»
Il y a encore quelques semaines, personne n’aurait pourtant misé sur sa réussite actuelle. Dans la tribune présidentielle, ils n’étaient d’ailleurs que deux à saluer sa performance, préférant massivement suivre les aventures de Monfils face à Federer. «Ce qu’elle fait était inimaginable, enchaîne son père. Si vous l’aviez vu le mois dernier, elle faisait n’importe quoi, elle s’arrachait les cheveux. Sur terre, Marion était en plein désarroi. C’était catastrophique.»
Quand elle rembobine son propre film, Marion Bartoli se revoit à Barcelone «au fond du trou», après une défaite au premier tour. Puis elle s’arrête sur ces heures passées à l’entraînement. Et évoque enfin la «magie» de Roland-Garros. Ce petit plus, assez irrationnel, qui la pousse à se transcender. Portée par les «Marion! Marion!» du public, la Française se sent pousser des ailes. Rien ne lui interdit d'ailleurs de voler encore plus haut.


















