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Affaire des quotas: Lilian Thuram n'est pas un «redresseur de torts»

Affaire des quotas: Lilian Thuram n'est pas un «redresseur de torts»

FOOTBALLLe champion du monde se défend après accusations de Christophe Dugarry...
R.S.

R.S.

Repris de volée publiquement par Christophe Dugarry, pour ses propos à charge vis-à-vis de Laurent Blanc, Lilian Thuram a mis les choses au clair, vendredi dans un entretien à L’Equipe. Duga lui reprochait de «diviser le foot français», de se positionner en donneur de leçon, en «juge de la Cour suprême», ce que le recordman de sélections en Bleu tient à rectifier.

«Je n'ai aucun problème avec Duga. Mais encore une fois, il ne parle pas du fond du problème. Il dit que je suis agressif avec Laurent Blanc? Mais j’ai eu une conversation avec lui. Si j'avais été agressif, il me l'aurait dit. Il dit que Laurent Blanc n'est pas raciste? Je dis exactement la même chose. Dans cette réunion, Laurent Blanc a dit que ça ne le dérangerait pas d'avoir onze blacks dans son équipe. S'il était raciste, il n'aurait pas dit cela», assure Thuram, ancien coéquipier et ami du sélectionneur qui ne comprend pas la réflexion de Dugarry.

«Peut-on discriminer des enfants de 12 ans?»

Selon lui, le consultant Canal+ devrait prendre de la distance et dire à Laurent Blanc: «Tu es mon copain. Je te connais assez. Cela ne te ressemble pas. Il faut absolument que tu le dises», enchaîne Thuram. Dans cet entretien, l’ancien joueur de Parme et du Barça explique aussi qu’il a quitté le Conseil fédéral car il s’y sentait inutile pour mener son combat contre le racisme. «Je voudrais que la société aille dans une direction du "vivre ensemble". En France comme en Europe, le racisme ne cesse d'augmenter. Il ne faudrait poser qu'une seule question à Christophe: "Peut-on discriminer des enfants de 12 ans?" Je ne suis pas un redresseur de torts.»