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Paris-Roubaix: Yohan van Summeren, la surprise belge
CYCLISME•Le coureur de 30 ans a remporté dimanche le 109e Paris-Roubaix devant tous les favoris...A Roubaix, François Launay
Jusqu’ici, chez les van Summeren, c’est Madame qui faisait la une des journaux. Mannequin de profession, cette grande rousse a marqué les esprits avec un sprint en talons hauts sur la pelouse du Vélodrome de Roubaix pour aller rejoindre son homme. Le meilleur moyen de féliciter son compagnon, vainqueur inattendu de Paris-Roubaix. La course d’une vie qui fait sortir de l’anonymat Johan van Summeren, un coureur belge de 30 ans que personne n’attendait à ce niveau. «Samedi, j’ai dit à mes coéquipiers que j’allais gagner Paris-Roubaix. On ne me croyait pas», raconte le cycliste de la Garmin Cervelo.
Il crève à 5 kilomètres de l'arrivée
Difficile en effet d’imaginer cet équipier modèle du champion du monde Thor Hushovd décrocher la timbale. Plus connu pour sa taille (1,97 m) que pour ses victoires, excepté un Tour de Pologne en 2007, van Summeren n’avait jamais tenu le haut de l’affiche. Mais dimanche, il a profité du marquage des favoris pour décrocher le plus beau succès de sa carrière. «C’était mon rêve. Je cours toute la saison en fonction de ça. C’est incroyable», lâche ce cycliste aux faux airs d’Andy Schleck. Et ni un boyau crevé à cinq kilomètres de l’arrivée, ni le retour fulgurant d’un Fabian Cancellara 2e à 19 secondes, ne pouvait arrêter un Belge parti en solitaire à 15 km de l’arrivée.
«Je vais faire une fête à bloc»
«J’ai fait mon maximum. Mais c’est trop facile de dire «Tu es trop fort, vas-y», regrette le Suisse. Garnd favori de la course, il a été épié toute la journée par ses rivaux, après l’abandon de Boonen et la chute de Chavanel. Reste qu’avec Thor Hushovd, leader de van Summeren, longtemps dans ses pattes, Cancellara a compris trop tard la stratégie de ses adversaires. «C’est une belle victoire d’équipe. 90 % du temps, Johan fait les efforts pour les autres et là il gagne. Il est très intelligent et en plus c’est un ami», se réjouit Jonathan Vaughters, son directeur sportif. Un ami avec qui il va célébrer ça ce soir. «Je vais faire une fête à bloc» annonce le Belge après son succès. S’il est aussi à bloc que sur les pavés, la soirée promet d’être inoubliable.


















