Jérémy Toulalan, le dernier des punis

FOOTBALL Il est le dernier «mutin» à ne pas avoir été appelé par Laurent Blanc...

B.V.

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Le footballeur Jérémy Toulalan, lors d'une conférence de presse à Knysna, le 16 juin 2010.
Le footballeur Jérémy Toulalan, lors d'une conférence de presse à Knysna, le 16 juin 2010. — Tschaen/Sipa

Il est la dernière victime de Knysna. Avec le retour de Franck Ribéry et Patrice Evra en équipe de France, et si l’on considère que le cas Nicolas Anelka est à part, Jérémy Toulalan est le seul suspendu de l’affaire du bus à être encore snobé par Laurent Blanc. Une question de légitimé au milieu de terrain. «Personne n’est banni, assure le sélectionneur, avant de se justifier. Tout dépend du secteur de jeu où vous jouez… On sélectionne certains qui rentrent dans la philosophie de jeu de l’équipe, je maintiens ma confiance à ceux qui ont prouvé aux matchs précédents.»

Bref, trop défensif, pas assez relayeur, le style Toulalan ne convient pas au jeu prôné par Laurent Blanc, qui l’a déjà débouté en septembre car il jouait en défense centrale à Lyon.  Et surtout, «ceux qui ont prouvé» ont  pris la place du Lyonnais. Alou Diarra, impérial devant la défense, Yann M’Vila, prometteur dans la relance ou Abou Diaby, incisif entre les lignes, ont convaincu face à l’Angleterre  (1-2) puis au Brésil (1-0). Suffisamment en tout cas pour mériter d’être revus face au Luxembourg et à la Croatie, et pour laisser Toulalan à la maison, même si Laurent Blanc concède qu’il  est en train de revenir «à son meilleur niveau». Ce n’est tout simplement plus assez.