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Paris-Nice: la victoire pour Martin, la 8è étape pour Voeckler

Paris-Nice: la victoire pour Martin, la 8è étape pour Voeckler

Le champion de France Thomas Voeckler, toujours offensif, a gagné dimanche la 8e et dernière étape de Paris-Nice dont le classement final est revenu sans surprise au jeune allemand Tony Martin.
© 2011 AFP

© 2011 AFP

Le champion de France Thomas Voeckler, toujours offensif, a gagné dimanche la 8e et dernière étape de Paris-Nice dont le classement final est revenu sans surprise au jeune allemand Tony Martin.

Le temps d'une journée pluvieuse, la Promenade des Anglais est devenue allemande puisque Martin, 25 ans, a devancé au classement final son compatriote Andreas Klöden, son aîné de 10 ans qui avait gagné l'épreuve en 2000.

Mais, faute d'attaque entre les premiers du classement, tous satisfaits de leurs positions (Wiggins 3e, Taaramae 4e), l'intérêt s'est porté sur le gain de l'étape magistralement enlevée par Voeckler.

Déjà vainqueur mercredi dernier à Belleville (Rhône), le champion de France a couru à sa manière habituelle, fringant mais aussi adroit et habile sur une chaussée détrempée. Il a signé le troisième succès français de la semaine au lendemain du coup d'éclat de Rémy Di Grégorio sous les rafales et la pluie.

"Quand les conditions sont dures, les équipes un peu décimées, on pense à l'avion du retour, à être à la maison plutôt qu'à la course et c'est peut-être plus facile alors de faire la différence", a expliqué Voeckler en soulignant toutefois: "Il faut non seulement avoir l'esprit conquérant mais aussi les jambes."

Parti à l'avant après une trentaine de kilomètres, en compagnie notamment du Kazakh Alexandre Vinokourov, qui a abandonné ensuite ("j'étais paralysé par la pluie et le froid", a avoué +Vino+), Voeckler a vu le groupe d'échappés s'écrémer au fil des kilomètres. Pour se limiter dans le col d'Eze à un seul compagnon, le jeune italien Diego Ulissi (21 ans), un ancien double champion du monde juniors.

Mais, pour éviter toute mauvaise surprise, comme l'année passée quand il s'était incliné face à Amaël Moinard, le champion de France a pris soin de se débarrasser bien avant le sprint de son dernier compagnon d'échappée. "Quand la victoire est en jeu, ça vaut la peine", a commenté Voeckler à propos de son numéro d'équilibriste dans la descente du col d'Eze.

"L'attaque, c'est le vélo que j'aime, c'est grisant", a ajouté le champion de France au sortir de cette course de guerriers, format réduit des classiques flandriennes qu'il va disputer de nouveau cette année avec plaisir. Contrairement aux +ardennaises+ pour lesquelles son équipe Europcar n'a pas décroché d'invitation.

Pour sa part, Martin a rallié l'arrivée au sein du premier peloton réduit à une vingtaine d'unités, à la poursuite de l'Espagnol Samuel Sanchez qui avait pris les devants dans le col d'Eze. Pour récompense, le Basque a délogé le Français Jean-Christophe Péraud de la cinquième place du classement général.

Martin, le quatrième coureur allemand à figurer au palmarès de la +course au soleil+ (après Rolf Wolfshohl en 1968, Andreas Klöden en 2000 et Jorg Jaksche en 2004), a obtenu le succès le plus significatif de sa carrière. Grâce surtout à ses qualités de rouleur puisque le contre-la-montre d'Aix-en-Provence, vendredi dernier, a fixé pour l'essentiel la hiérarchie et surtout contribué à bloquer la course pour le maillot jaune.

Cet article est réalisé par Journal du Net et hébergé par 20 Minutes.