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Jérôme Fernandez: «On a un état d'esprit particulier»

Jérôme Fernandez: «On a un état d'esprit particulier»

HANDBALLLe capitaine français a été le héros de la fin de match face au Danemark...
Propos recueillis par A.P.

Propos recueillis par A.P.

De notre envoyé spécial à Malmö

Son quatrième titre de championne du monde, la France le doit beaucoup à Jérôme Fernandez. Après un match moyen, le capitaine tricolore a pris ses responsabilités dans les dernières minutes de la prolongation pour venir à bout du Danemark.

A 34-34 qui prend la décision de vous envoyer tirer ce pénalty crucial?

Sur le précédent pénalty, je veux déjà y aller. Je vois Michael Guigou, donc je lui laisse puisqu’il rate rarement deux fois. Il le rate. Je me suis qu’il fallait quelqu’un avec un peu plus d’expérience, c’est aussi le rôle du capitaine que de prendre ses responsabilités. Et puis voilà, j’ai un peu de réussite. Je sais que le gardien connais ma façon de tirer alors je fais semblant de viser son côté droit pour mettre le ballon au-dessus de la tête.

Vous aviez pourtant eu un match difficile auparavant…

Je commence bien en marquant deux buts. Après, je rate quelques tirs faciles. En deuxième mi-temps, William Accambray me remplace. Ensuite, je reviens mais Niko Karabatic décide de prendre le match pour lui et je n’ai plus qu’à compter les points.

Vous envoyez un message à vos adversaires. Même avec des joueurs absents, vous restez quand-même la meilleure équipe. Ca doit être terrible pour eux?

Je crois qu’ils commencent à comprendre que cette équipe reste performance quelle soit les joueurs qui la compose. On a surtout un état d’esprit particulier. Après, j’ai tendance à dire que l’expérience et la talent font la différence. On a des jeunes très talentueux, des cadres avec de l’expérience et déjà talentueux à la base. Voilà, ça fait un mélange très sympa. Avec les retours de Guillaume Gille et Daniel Narcisse la concurrence va être encore plus accrue, ça va tous nous obliger à ne nous remettre en cause. Et ce n’est pas plus mal.

Avec Thierry Omeyer et Didier Dinart vous entrez dans l’histoire avec trois titres individuels. En tirez-vous une fierté particulière?

C’est une immense fierté. Les années passent et on s’aperçoit qu’on bat des records et qu’on marque l’histoire de notre sport. Mais les records personnels, on s’en fiche un peu. On a un Euro devant nous en janvier 2012 en Serbie, mais je ne vous cache pas que les Jeux olympiques restent la priorité des priorités. Si on perd cet Euro, ça ne serait pas très grave.