La France championne du monde de handball pour la quatrième fois
HANDBALL•Après une finale d'anthologie, la France conserve son titre...A Malmö, Alexandre Pedro
De notre envoyé spécial à Malmö
Cette fois, les Experts ont ménagé le suspense. A seulement 22 ans, William Accambray a bien «cru faire une crise cardiaque». Si cette équipe ne sait toujours pas perdre, elle n’a jamais vu d’aussi près la défaite face à des Danois euphoriques et qui aurait fait de beaux champions du monde. Mais non. Poussé à la prolongation, la France s’impose 37-35 après une finale d’anthologie. «Je finis fatigué, épuisé alors que je n’ai pas beaucoup couru», peut sourire le sélectionneur Claude Onesta.
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Retenu par le journal de TF1, Jérôme Fernandez arrive le dernier devant la presse. Le capitaine aborde déjà le maillot aux quatre étoiles, comme quatre titres de champion du monde (1995, 2001, 2009 et 2011). «J’espère que ce maillot sera vintage dimanche soir», promettait-il jeudi soir en montrant celui aux trois étoiles. Si Nikola Karabatic a survolé les débats avec onze réalisations, cette victoire doit beaucoup à Fernandez, auteur des deux buts de la gagne dans les dernières minutes de la prolongation.
En décrochant ce quatrième titre mondial, la France rejoint la Roumanie et la Suède dans le panthéon du handball. Il va bientôt falloir un pense-bête pour ne pas oublier un titre à cette équipe, décidé à ne rien partager. On récapitule: JO 2008, Mondial 2009, Euro et le petit dernier et sans doute pas le plus vilain, ce titre de champion du monde arraché dans une Arena de Malmö acquis à la cause du Danemark voisin. A l’heure des comptes, Luc Abalo fait dans l’euphémisme: «Je ne suis pas très calé en histoire du handball, mais je crois qu’on rentre un peu dans l’histoire», souffle l’ailier droit.
Le Danemark arrache la prolongation à la sirène
Mais pour tenir une finale d’anthologie, il faut deux grandes équipes. Avec le Danemark, les Bleus ont trouvé à qui parler. Le seul bras droit de Mikkel Hansen (10 buts) maintient longtemps le drakkar danois à flot. Pris en marquage individuel par Abalo, l’homme au bandeau laisse Bo Spellerberg crucifier à la dernière un Thierry Omeyer «presque redevenu humain» selon Claude et envoie le Danemark en prolongation.
Dans ces dix minutes de rab', les cadres tricolores prennent les choses en main. Thierry Omeyer redevient le mur de Sélestat, Dinart récupère un ballon en voltigeur et capitaine Fernandez prend ses responsabilités. Maintenant libre à vous de les appeler les Experts, les Invincibles, les Invulnérables. Il n’y pas plus de mots et de surnoms pour définir cette équipe. Et comme le dit l’appelé de dernière heure, Franck Junillon: «Ca valait le coup de venir». Oui, ça le valait.


















