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Championnat du monde: le Danemark est presque chez lui à Malmö

Championnat du monde: le Danemark est presque chez lui à Malmö

HANDLes Français s'apprêtent à disputer une nouvelle finale à l'extérieur...
A.P. à Malmö

A.P. à Malmö

De notre envoyé spécial à Malmö

Etrange. A bien arpenter les rues coquettes du Malmö qui bouge (une enfilade de bars autour d’une petite place où trône une improbable lampe de chevet géante), l’observateur extérieur aurait comme l’impression que le supporter français a gagné la bataille du nombre. Erreur. Dimanche l’Arena de Malmö sera rouge, rouge comme un Danois venu en voisin. Par train ou en voiture et en moins d’une demi-heure, l’armée des supporters danois va déferler au dernier moment sur Malmö.

>> France – Danemark est à suivre en live dès 16h45

Nos Experts l’ont bien compris ils sont encore bons pour une finale en territoire ennemi. «On commence à avoir l’habitude, explique l’ailier Michael Guigou. En 2009, on joue la Croatie chez elle et l’an dernier les Croates sont presque chez eux à Vienne. On ne va se plaindre, on aime ce genre d’ambiance, je trouve que ça fait plus finale.»

Autre grand amateur d’ambiance hostile, Didier Dinart savoure d’avance d’entendre 8.000 à 10.000 Danois l’invectiver. «Un climat d’adversité n’est forcément un désavantage, je pense même qu’il s’agit plutôt d’un avantage, avance le patron de la défense française. Tu peux utiliser l’énergie du public adverse pour te sur-motiver. En demi-finale, les Suédois pensaient que leur public allait suffire. On a vu le résultat.»

Les Suédoises avec la France

Et les Suédois dans tout ça ? Vont-ils se rallier à la cause danoise? Les avis divergent sur la question. Si on peut voir à la télévision locale, la légende du hand suédois Stefan Lövgren, encourager son copain Lars Christiansen et ses partenaires, certains à Malmö aiment moyennement l’idée d’un sacre du voisin danois. «Ce n’est pas toujours le grand amour entre nous», laisse entendre un journaliste télé.

Certaines suédoises ont déjà choisi leur camp. Et il est plutôt bleu. A l’image de Daniela, pas insensible aux charmes de certains tricolores. «Je n’aime pas les Danois. Je suis pour la France. Et en plus vous avez Nikola Karabatic et William Accambray.» Entre la petite colonie de supporters français et des Suédoises énamourées, Karabatic et ses copains ne vont finalement pas se sentir si seul que ça.