Contrat Nike: pas question pour la FFF de céder aux demandes des arbitres
FOOT•Fernand Duchaussoy met les choses au clair...© 2011 AFP
Le président de la Fédération française de football Fernand Duchaussoy a déclaré mardi à l'AFP qu'il n'était pas question pour la FFF de céder» à la demande du syndicat des arbitres Elite (Safe), qui réclame une part du contrat signé par la Fédération avec l'équipementier Nike.
«C'est tout à fait clair du côté de la Fédération. Il n'est pas question pour la FFF de céder à leur demande», a déclaré M. Duchaussoy, qui a rencontré lundi les arbitres de L1, réunis en stage à Canet-en-Roussillon.
Signé en février 2008 et entré en vigueur le 1er janvier 2011, le contrat Nike prévoit que l'équipementier américain versera chaque année plus de 40 millions d'euros à la Fédération jusqu'à la saison 2017-2018.
Les arbitres, qui doivent également être équipés par Nike, réclament 2 millions d'euros par an sur ce contrat et le Safe a menacé de boycotter les nouvelles tenues, dès les 32e de finale de la Coupe de France ce week-end.
«Sur cette saison, il n'y aura pas de négociation. C'est non et c'est tout. Ce n'est pas négociable à l'heure actuelle», a déclaré M. Duchaussoy, rappelant que le contrat portait «sur 8 ans» et que les "choses pouvaient évoluer à l'avenir».
«La porte n'est pas fermée. Nous allons nous revoir, probablement dès la semaine prochaine. Je suis resté ouvert à la discussion sur d'autres sujets comme leur statut, leur avenir, des choses pas forcément financières», a-t-il ajouté.
Interrogé sur la réaction de la FFF en cas de boycott des équipements Nike ce week-end, le président de la FFF a évoqué de possibles «sanctions administratives» infligées par la direction nationale de l'arbitrage.
«Nous avons pris des dispositions pour que les délégués fassent un rapport», a-t-il dit, ajoutant néanmoins que certains arbitres concernés n'avaient "pas reçu les équipements, ou pas tout», du fait de "problèmes de livraisons».


















