Gervais Martel: «Il y a juste une chose à faire, la fermer et rentrer»
FOOTBALL•Gervais Martel, le président artésien, monte au créneau alors que son club est avant-dernier de L1...A Lille, Joseph Delouvrier
Il y a la méthode Coué. Il y a désormais la méthode Gervais. Le président lensois répète à l'envi qu'il n'est pas énervé. A tel point qu'on en vient à penser le contraire. Et la conférence de presse privée organisée mardi matin, qui ressemble bien à une com’ de crise, ne respire pas le calme. «Il faut que tout le monde reprenne ses esprits», prévient le président lensois.
Dans sa ligne de mire, les joueurs. Notamment le gardien Vedran Runje, qui a insulté des supporters après la lourde défaite à Lorient (3-0), samedi. «Quand tu prends trois pions dans les narines, il y a juste une chose à faire, la fermer et rentrer»,estime-t-il.
«On peut dire qu'on n'est pas bons, que la défense est friable, ça se sont des faits»
Mais aussi la presse. «Tout est déformé, amplifié. J'entends dire qu'il y a un plan B, qu'il y a une réflexion pour virer 120 personnes si on descend. Il n'y a pas de plan B, C ou D, assure-t-il. On peut dire qu'on n'est pas bons, que la défense est friable, ça, ce sont des faits. »
Vedran Runje, lui, s'étonne sur le site lensois.com de la présence d'une caméra le soir de son dérapage. «Comme si c'était truqué ou manigancé à l'avance», lâche le gardien, un brin parano. Ou juste meilleur acteur que samedi.


















