Sport

Dimitri Szarzewski, graine de star

« Paris, c’est une blonde », chante parfois Mistinguett avant les matchs du Stade Français. « La Blonde », c’est l’un des premiers surnoms que Dimitri Szarzewski a glanés sur les terrains de rugby. Reconnaissable à sa crinière, le talonneur international

« Paris, c’est une blonde », chante parfois Mistinguett avant les matchs du Stade Français. « La Blonde », c’est l’un des premiers surnoms que Dimitri Szarzewski a glanés sur les terrains de rugby. Reconnaissable à sa crinière, le talonneur international (3 sélections) l’est encore plus par ses performances depuis son arrivée dans la capitale, à la mi-septembre. Ce qui a conduit Bernard Laporte et le staff du XV de France à le retenir logiquement pour le prochain test match face à l’Australie. A l’orée de la saison, rien ne destinait ce jeune homme de 22 ans à pareil succès. Son club formateur, l’AS Béziers, ne souhaitait en effet pas lâcher sa deuxième pépite après le départ vers Toulouse de son frère d’armes, Yannick Nyanga. « Le rugby, c’est 110 % de mental. Et dans la tête, je ne veux pas jouer en Pro D2, je veux jouer à Paris », clame-t-il quelques semaines après la tournée australe de l’équipe de France et un match particulièrement impressionnant face à l’Australie. Le bras de fer s’arrête à temps. Dimitri rejoint le Stade Français, qui le suivait depuis un moment. Première titularisation, et premier essai face à Castres, fin septembre, avant le chef d’oeuvre devant Toulouse, au Stade de France. Puissance d’avant, cannes d’ailier, Szarzewski transperce le rideau haut-garonnais et lance la victoire parisienne (29-15). « J’en avais la chair de poule, avoue-t-il a posteriori. Près de 80 000 personnes, les encouragements... cela change de mon stade de la Méditerranée à Béziers. Si on nous avait dit, quand on était minots avec Yannick, qu’on jouerait au Stade de France... » Demain, c’est au Stade Charlety que « la Blonde » jouera une partie de son avenir européen face à Leicester. Sébastien Bordas