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« Si mon image peut contribuer à aider les malades, tant mieux »
Camille Lacourt Le nageur du CNM est le parrain de l'association AsedRecueilli par Sandrine DOMINIQUE
Sollicité de toutes parts depuis ses trois titres aux derniers championnats d'Europe de natation en août, Camille Lacourt a vu sa notoriété grimper en flèche. Une renommée que le pensionnaire du Cercle des nageurs de Marseille a souhaité mettre au profit de l'association Apprivoiser les Syndromes d'Ehlers Danlos (ASED), maladie génétique rare qui touche un millier de Français (voir encadré), dont Valérie Gisclard, grande fan du nageur qui l'a sollicité pour parrainer l'association.
Pourquoi avoir répondu favorablement à l'appel de cette association plutôt qu'une autre ?
J'ai eu beaucoup de demandes depuis cet été mais je ne pouvais pas être partout. Mais la lettre du mari de Valérie m'a beaucoup touché. Le SED est une maladie quasiment anonyme et puis avec Valérie on s'est découvert des points communs. On est tous les deux de Perpignan, et puis on est bien que dans l'eau [sans pesanteur les malades peuvent occulter la douleur dans l'eau]. Si je peux contribuer à faire connaître la maladie, à faire bouger les choses, c'est un honneur. C'est si peu pour moi et tant pour elle.
En vue des championnats de France à Chartres en petit bassin ce week-end, comment gérez-vous votre engagement auprès de l'association et les entraînements intensifs ?
Oui, il y a les championnats de France et dans trois semaines les championnats du monde en petit bassin. Vu le bonheur que peut procurer ma présence à Valérie et à l'association, je prends le temps de le faire avec grand plaisir. C'est un acte de cœur. Je prends sur mon temps de repos, il n'y a pas de souci. Je ne manque pas les entraînements et puis c'est un honneur de le faire. Et s'il y a d'autres actions à mener pour faire connaître cette maladie, je le ferai. Avec Valérie, on s'est déjà donné rendez-vous en 2011 à Canet lors du meeting…
En tant que sportif de haut niveau en bonne santé, est-ce une motivation supplémentaire
de se battre pour les malades ?
Avec Valérie; on faisait le parallèle sur le niveau d'efforts quotidien qu'on doit fournir. Les malades pensent que je suis plus fort qu'eux. Je ne le vois pas ainsi. Car moi, quand je n'en peux plus, je diminue l'effort à l'entraînement. Ce qu'ils ne peuvent pas faire. Mais si je peux utiliser l'image du sportif de haut niveau pour les aider, c'est tant mieux !
Justement, votre image
a beaucoup changé depuis
l'été dernier. Est-ce que vous
vous y êtes habitué ?
Le mois de septembre a été difficile car j'ai essayé de lier la médiatisation avec le sport et ce fut un échec. Du coup je me suis recentré sur le sport. Cela fait deux mois que je m'entraîne vraiment bien et j'espère que ça se passera bien pour les prochaines échéances.
L'objectif, c'est toujours Shanghai
et les Mondiaux en grand bassin
en juillet 2011 ?
Oui, les compétitions en petit bassin ne sont que des étapes. L'objectif c'est Shanghai avec l'ambition de faire aussi bien qu'aux championnats d'Europe : ramener trois médailles et qu'elles brillent le plus possible !



















