S'il avait été forcé de chanter la Marseillaise, Nicolas Anelka aurait quitté les Bleus

FOOT Le footballeur explique son rapport à l'hymne national dans un entretien aux Inrocks...

R.S.

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L'attaquant de l'équipe de France, Nicolas Anelka, lors de la Marseillaise précédant Tunisie - France, le 30 mai 2010 à Rades.
L'attaquant de l'équipe de France, Nicolas Anelka, lors de la Marseillaise précédant Tunisie - France, le 30 mai 2010 à Rades. — REUTERS

En douze années passées sous le maillot bleu, Nicolas Anelka n’a jamais chanté la Marseillaise. Cela ne lui a même jamais traversé l’esprit, comme il l’explique aux Inrocks, dans une interview croisée avec le rappeur Booba. Les deux potes, qui se sont rencontrés lors d’un barbecue chez Omar, d’Omar et Fred, brassent quelques sujets sensibles autour du thème de la patrie.

A propos de l’hymne national, Anelka se lâche: «En équipe de France, je n’ai jamais voulu chanter La Marseillaise, ça ne m’est jamais venu à l’idée. Et si on m’avait demandé de le faire, j’aurais refusé, j’aurais quitté l’équipe.» Il lui a suffi d’insulter Raymond Domenech pour cela. Au cours de la discussion, le buteur de Chelsea répète qu’il ne jouera plus jamais en bleu, même au terme de ses 18 matchs de suspension. Il nie aussi de nouveau avoir prononcé les mots placardés en Une de l’Equipe («Va te faire enculer, sale fils de pute»), au surlendemain de France – Mexique (0-2).

«Gourcuff, le bon Français, Ribéry, le musulman»

Enfin, cinq mois après le fiasco des Bleus, Anelka livre aussi une analyse ethnologique de la situation: «On a vu le vrai visage de la France. Dans les moments difficiles, on voit ce que les gens pensent vraiment. On disait “Ribéry a frappé Gourcuff. Gourcuff, le bon Français, Ribéry, le musulman”. C’est parti trop loin. Quand on ne gagne pas, en France, on parle tout de suite des religions, des couleurs…»

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