Kaba Diawara: «Arles-Avignon est une bête blessée»
FOOT•Revenu en grâce ces dernières semaines, l'attaquant croit au maintien en Ligue 1 de son club...Propos recueillis par A.P.
Après huit défaites lors de ses huit premiers matchs de Ligue 1, Arles-Avignon a amorcé un début de redressement avec l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Faruk Hadzibegic. Artisan de la montée la saison passée, l’attaquant Kaba Diawara croit plus que jamais au maintien.
Quel discours a tenu Faruk Hadzibegic lors de son arrivée?
Le coach a pris le contrôle du groupe lors de notre stage en Espagne début octobre. Il a pris le temps de parler aux joueurs laissés pour compte comme moi. Il voulait avoir des hommes sur qui compter, capables de prendre la parole dans le vestiaire et de parler aux plus jeunes. C’est le rôle que j’occupais la saison passée, je n’ai fait que le reprendre avec son arrivée.
Comme expliquez-vous cette mise à l’écart en début de saison?
Je ne figurais même pas sur les feuilles de match. Le club avait décidé de prendre une autre direction avec 18 arrivées. Avec d’autres, j’ai fait les frais de l’opération. Le club a peut-être pensé que je n’avais pas le niveau pour la Ligue 1.
Comment Hadzibegic a fait pour relancer une équipe à la dérive?
Il fallait piquer l’homme. On ne faisait plus l’effort pour le copain. Je ne dis pas qu’il faut qu’on s’aime tous, mais il faut du respect entre nous. Quand on décide de défendre en bloc, il faut que ça parte de l’avant-centre au gardien de but. Quand il n’y a pas schéma de jeu clair, il y a toujours des petits malins qui essayent d’en profiter pour faire moins d’efforts. Et on l’a payé cash en début de saison.
L’équipe était-elle proche de lâcher?
J’ai senti qu’on n’était pas loin de partir en vrille entre toutes les arrivées de l’été et le vrai-faux départ de Michel Estevan (NDLR: l’entraîneur de la montée). Maintenant quand on prend un but, on se redresse les manches et on repart de l’avant.
Existait-il un problème de communication entre les nouveaux et les joueurs comme vous qui avaient permis au club d’accéder à la Ligue 1?
Il y a déjà un truc très con. Dans un club français, on doit parler en français. C’est au joueur qui arrive de s’adapter et parler un minimum la langue. Quand je jouais à l’étranger, je n’allais pas parler en français avec mes partenaires. Certains nouveaux n’ont pas fait les efforts. Et puis on ne les a pas forcés non plus. Le club a eu tendance à les mettre au-dessus de nous. Il fallait que tout le monde se remette en question, mais surtouts les nouveaux. C’est eux qui sont arrivés avec des meilleurs salaires. Les conditions n’étaient pas réunies pour qu’anciens et nouveaux puissent bien s’entendre au début
Est-ce que ce début de saison ratée, ne va-t-il pas être rédhibitoire en vue du maintien?
On y croit. On a perdu mais on voit que le championnat n’est pas lancé. Le 5e n’est jamais qu’à 12 points de nous. Tout est possible. De toute façon, on ne pourra pas être plus mauvais qu’en début de saison. Il va falloir faire très attention à nous, Arles-Avignon est une bête blessée.
Dimanche, vous affrontez Bordeaux un de vos anciens clubs…
Bordeaux, c’est toujours spécial pour moi, c’est le club de mes débuts pros et celui avec qui j’ai été champion de France en 1999. Quand je retrouve les Girondins, je repense toujours à tous ces bons moments.



















