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Fédération: Ambiance fin de règne pour Duchaussoy

Fédération: Ambiance fin de règne pour Duchaussoy

FOOTLe président par intérim de la FFF pourrait quitter ses fonctions avant la fin de la semaine...
Romain Scotto

Romain Scotto

Quelqu’un qui cite parfois du Audiard dans ses discussions connaît forcément le scénario de Regarde les hommes tomber. Dans un remake ubuesque, joué cette semaine à la FFF, Fernand Duchaussoy joue le rôle de l’homme à abattre. Critiqué de toutes parts, le président par intérim de la fédération a déjà songé à démissionner en début de semaine. Avant de se raviser. Pour l’instant, l’ancien prof de physique poursuit son chemin mais dans les jours à venir, il n’est pas exclu qu’il revienne une nouvelle fois sur sa décision. Après le conseil fédéral de vendredi, par exemple, s’il sent la fronde s’intensifier.

«Ça part dans tous les sens en ce moment, observe Guy Chambily, membre indépendant du conseil. Depuis ce matin (jeudi), tout ça bouillonne. On ne sait pas très bien comment ça va se terminer. Des gens sont très remontés. Tout peut arriver dans les jours qui viennent. La fin est peut-être beaucoup plus proche qu’on ne le pense.» A la fédération, les anti-Duchaussoy se font de plus en plus entendre. Dans L’Equipe, Bernard Desumer, le trésorier de la FFF a exposé mercredi quelques-uns de ses griefs. Des factures non justifiées selon lui, dont 25.000 euros de média training depuis juillet. Ou un rapprochement avec plusieurs conseillers comme Jamel Sandjak, président du district de Seine-Saint-Denis et Jean-Louis Morin, ancien journaliste de RMC. Le tout sans aucune concertation.

Moins de soutien chez les amateurs

Duchaussoy souhaiterait également nommer Xavier Thuilot comme «directeur de cabinet». Un poste qui pourrait ressembler à celui de Jean-Louis Valentin à l’époque d’Escalettes, mais qui est perçu comme une menace par Jacques Lambert, l’actuel directeur général de la fédération. «Je comprends qu’il le prenne mal, enchaîne Chambily. Je n'apprécie pas la façon de faire de Duchaussoy. Il n’a pas été très adroit, comme souvent. C’est une gouvernance très personnalisée. Il fait tout sans en parler à personne.»

Au-delà de l'homme, c’est bien la méthode du président intérimaire qui est visée. Et le système de gouvernance de la fédé. Contesté, Duchaussoy reste légitime puisqu’il est élu. «Il a aussi tout le soutien du monde amateur. Pour nous, l’homme de la situation c'est toujours lui», confirme Bernard Herbert, président de l'association des présidents de districts, qui reconnaît pourtant qu’une frange des amateurs a tourné casaque cette semaine, «par affinité pour Desumer…» Ceux-là attendent aussi beaucoup des états généraux de la semaine prochaine, qui pourraient déboucher sur un nouveau mode d’élection du président. Sinon, il faudra attendre la prochaine assemblée générale du 18 décembre, la seule habilitée à prolonger ou à mettre fin à son mandat.