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Equipe de France: Un groupe bientôt ciselé?

Equipe de France: Un groupe bientôt ciselé?

FOOTPour son sélectionneur, la victoire face à la Roumanie est l'expression d'une dynamique de groupe...
Romain Scotto

Romain Scotto

Pour le bien de son équipe, Laurent Blanc est prêt à tout. Même à changer les règles du football. Si cela ne tenait qu’à lui, les Bleus «joueraient à 14…» Une façon habile d’associer un maximum de joueurs dans la dynamique de son équipe, victorieuse samedi soir de la Roumanie (2-0). Si elle occupe aujourd’hui la tête de son groupe, elle le doit en partie à son banc. Les entrées décisives de Rémy et Gourcuff, tous deux buteurs, ont permis à cette équipe née en Bosnie, de renforcer ses certitudes au Stade de France.

«On est en train de créer quelque chose», observe Laurent Blanc. Depuis sa prise de fonction, l’ancien coach bordelais est obsédé par l’idée de créer un groupe uni, soudé. Au fil des rencontres, celui-ci prend forme. A deux jours d’un match face au Luxembourg, à Metz, le boss des Bleus compte un noyau de six, sept joueurs «qui ne lui amènent que des satisfactions». Il ne manque pas non plus de souligner l’apport invisible des hommes de banc. Des joueurs qui ne se sont jamais sentis aussi impliqués, comme le souligne Loïc Rémy. «On se dit qu’on n’a pas le droit d’être passif quand on pense aux cinq qui sont en tribune. On doit apporter un plus.» Tout l’inverse de ce qui s’était passé face à ces mêmes Roumains, il y a un an (1-1) lorsque Benzema était entré en traînant les pieds. Et Ribéry avait désorganisé l’équipe.

Les jeunes plus à l’aise

Cette fois le problème est différent. «Tout le monde aurait mérité d’être sur la feuille de match vue la qualité du travail effectué cette semaine», note Blanc. Quand il résume les sept jours de vie commune de son groupe, il ne parle que d’implication et solidarité. «Un sentiment assez grisant pour un entraîneur. Les joueurs veulent s’impliquer, ils répondent à nos attentes.» Peut-être parce que chez les Bleus, certains se sentent un peu plus chez eux. Depuis la fin de l’ère Domenech, la bande a rajeuni. Elle s’est aussi soudée. Pour un joueur comme Abou Diaby, il est désormais plus facile de s’exprimer. «Les choses ont changé parce qu’il n’y a plus trop d’écart d’âge entre nous. On s’installe petit à petit. Le staff nous pousse à nous libérer et à prendre les devants. Maintenant, C’est à nous de prendre les choses en main et de les embellir.»