Pour Plestan la Ruhr a tourné
FOOT•L'ancien lillois évolue désormais à Schalke 04 qui affronte Lyon en Ligue des champions...Antoine Maes à Lille
En voilà un que le mercato a bien failli piéger. A 29 ans, Nicolas Plestan a quitté Lille au bout du mois d’août pour aller respirer l’air industriel de Gelsenkirchen. Son quotidien aujourd’hui : Schalke 04, la Veltins Arena et surtout, la Ligue des Champions, qu’il retrouvera mardi soir à Lyon, trois ans et demi après sa dernière participation. C’était avec le Losc, un soir de février, sur la pelouse de Manchester United, en 8e de finale. Mais son l’histoire d’amour avec Losc devait se terminer en eau de boudin pour le défenseur central, promis à une saison sur le banc.
C’est dans la peau d’un titulaire qu’il s’apprête à défendre les couleurs du club de la Ruhr à Gerland. « Tout en respectant Lille et le club qu’il est en train de devenir, Schalke, au niveau du stade et des infrastructures, c’est extraordinaire. On a joué à Hoffenheim ce week-end : ils étaient 40 000 dans les tribunes, et ça pousse tout le temps », se réjouit le natif de Nice, dont on comprend la surprise après avoir passé six saisons dans le frigo qu’est le Stadium Nord.
En cours d’allemand avec Raul
Toujours logé à l’hôtel en attendant sa famille, Nicolas Plestan a vécu un drôle de choc. Dans le Nord, ses collègues s’appelaient Yohan Cabaye, Stéphane Dumont ou Mathieu Debuchy. A Schalke, il côtoie Klaas-Jan Huntelaar et Raul, la légende du Real Madrid. «J’ai été impressionné deux secondes quand je lui ai dit bonjour. C’est cool de jouer avec un mec comme lui. Mais maintenant, on partage le même maillot et les mêmes objectifs. Et les cours d’allemand aussi. Il est meilleur que moi, mais il est arrivé avant », se marre Nicolas Plestan.
Le seul problème, au fond, est que le bel orchestre de Felix Magath, fan du Français depuis plusieurs années, ne tourne vraiment pas rond. Trois matchs et autant de défaites en championnat ont eu raison du statut d’outsider en Bundesliga du club de la Ruhr. Mais Nicolas Plestan ne veut pas croire à une saison galère. « La qualité est là, c’est clair. Il y a pas mal de nouveaux joueurs, les automatismes doivent se créer, c’est normal et ça va venir. En Ligue des Champions, on veut passer les poules ». Pour ça, il devra enfoncer une grosse épine dans le pied de Claude Puel, l’entraîneur qui l’a lancé en Ligue 1.


















