Un Américain atteint d’un cancer en phase terminale réussit à boucler l’Ironman d’Hawaï
exploit•Jonathan Pascual est allé au bout de lui-même pour réaliser son immense défi et donner de l’espoir à ceux qui sont touchés par la maladieN.C.
L’exploit est retentissant, du genre à vous donner l’impression d’être beaucoup plus petit, d’un coup. Jonathan Pascual, un athlète américain âgé de 50 ans, a réussi à boucler l’Ironman d’Hawaï, samedi 26 octobre, alors qu’il est atteint d’un cancer en phase terminale. Il est venu à bout des 3,8 km de natation, des 180 km de vélo puis des 42.195 km de course à pied au prix d’un effort parfois à la limite du soutenable d’un peu plus de 16 heures au total, relevant l’immense défi qu’il s’était fixé.
« Cet Ironman était plus qu’une course pour moi, a-t-il écrit après l’arrivée sur son compte Instagram. C’était le reflet de la résilience dont nous faisons tous preuve face à l’adversité, qu’il s’agisse d’un cancer, d’une maladie chronique, d’une blessure, de difficultés émotionnelles, de problèmes de santé mentale, d’un handicap ou des injustices de la vie. »
Jonathan Pascual, qui souffre d’un cancer médiastinal de stade 4 (une maladie incurable qui touche ses poumons et ses os), était suivi dans cette aventure par Good Morning America, l’un des programmes phares de la chaîne ABC. Très bon sportif, il prend part à des Ironmans depuis 1999. Evidemment, la maladie a rendu sa préparation très compliquée, mais il n’a jamais voulu abandonner.
Source d’inspiration
« J’ai découvert que la meilleure façon d’avancer est de continuer à vivre comme je l’ai toujours fait : en me déplaçant avec amour dans la nature, en embrassant cette belle vie et en me consacrant à mon travail dans le domaine de la transplantation pulmonaire », écrit-il encore, souhaitant « servir de lueur d’espoir à ceux qui luttent contre le cancer et inspirer ceux qui ont l’audace de rêver que tout est possible ».
Après la course, de très nombreux participants lui ont rendu hommage, dont le vainqueur, l’Allemand Patrick Lange (en 7 heures et 35 minutes), revenu sur la ligne pour le saluer. « Je sais que ma lumière va bientôt cesser […]. Mais cette connaissance m’apporte une profonde clarté : je choisis de vivre ces années restantes avec gratitude, sens, acceptation, compassion et pardon, professe-t-il. Je vous laisse avec ceci : soyez une force pour le bien. »



















