JO 2024 : Mais pourquoi une athlète allemande s’est-elle collé un pass Navigo sur le front ?
multipass•Lors de l’épreuve individuelle de laser run en finale du pentathlon moderne, Annika Zillekens est apparue avec un titre de transport maintenu sur sa tête avec un élastiqueMikaël Libert
Un coup de com de Jean Castex ? Une pub subliminale pour les transports parisiens commanditée par Valérie Pécresse ? Un moyen de ne pas oublier sa carte de bus faute de poche dans son short ? Ce sont quelques-unes des questions existentielles que le monde entier s’est posées lorsque l’allemande Annika Zillekens a pris le départ, samedi midi, de l’épreuve individuelle de laser run lors de la finale femmes du pentathlon moderne. Spoiler, ce n’était aucune de ces hypothèses.
Repêchée la veille grâce au forfait d’une autre candidate, Annika Zillekens a pu disputer une finale inespérée. Et c’est bien parce qu’elle se pensait éliminée que l’Allemande s’est retrouvée dans la mouise lorsqu’elle a dû se préparer en catastrophe pour les dernières épreuves. Pour l’équitation, l’escrime et la nage libre, pas de problème, elle avait son cheval, son épée et son maillot. En revanche, pour le laser run, il lui manquait un truc.
Tout le monde n’est pas Yusuf Dikec
Le laser run, justement, c’est une épreuve qui mêle course à pied et du tir au pistolet laser. Pour ça, il faut un pistolet laser et un écran de visée qui masque l’œil dont le tireur ne se sert pas. Et c’est ce dernier équipement qui lui manquait. Selon RMC, convaincue d’être éliminée, Annika Zillekens a bien gentiment prêté son écran à son compatriote triathlète Marvin Dogue. Sauf que dans l’empressement pour aller disputer sa finale surprise, pas moyen de remettre la main dessus.
Mais tout le monde n’est pas capable de faire sans écran de visée comme le tireur turc Yusuf Dikec et l’Allemande devait trouver une solution de repli. L’idée, c’est finalement son coach qui l’a eue : « Mon entraîneur national a regardé ses cartes de métro et m’a donné celle avec le fond le plus clair à l’intérieur », a expliqué Annika Zillekens à nos confrères. Un élastique et le tour était joué. Bon, était-ce la faute au pass Navigo ou non, sa perf au laser run n’était pas ouf avec 595 points et une 16e place. C’est d’autant plus dommage que c’est là-dessus que la pentathlète a arrêté sa carrière, moquée pour cet accessoire et fustigée pour l’histoire avec son cheval aux Jeux de Tokyo.


















