Australie : La consommation de cocaïne des joueurs de foot australiens couverte par la fédé ?
POUDREUSE•Un député australien a dénoncé le fait que la consommation généralisée de cocaïne parmi les joueurs soit camouflée par la fédération de football australien, qui a décidé de revoir sa politique sur la questionW.P. avec AFP
Deux joueuses suspendues après avoir été surprises en train d’acheter de la coke l’année dernière, bienvenue dans le monde du football australien, sport extrêmement populaire dans ce pays.
« Je suis pleinement consciente d’avoir commis une grave erreur de jugement et je vais travailler dur pour regagner le respect de mes coéquipières », a assuré Paige Sheppard, l’une des deux intéressées.
Un cas loin d’être isolé mais qui a servi de prétexte au député indépendant Andrew Wilkie d’aborder l’épineuse question de la cocaïne dans le foot australien. Celui-ci a déclaré mardi au parlement que l’Australian Football League (AFL) manipulait « secrètement » les tests de dépistage de drogues chez les joueurs.
« Les allégations sont crédibles, détaillées et fournies dans des déclarations signées qui m’ont été remises et qui identifient clairement les sources de l’information », a affirmé Wilkie mardi en fin de journée. Les joueurs ont été invités à « mentir sur leur état » pendant que les tests étaient cachés à Sport Integrity Australia et à l’Agence mondiale antidopage, a révélé le député de 62 ans.
« S’il n’y a pas de drogues illégales dans l’organisme du joueur, il est libre de jouer (…) S’il y a des drogues dans son organisme, on lui demande souvent de simuler une blessure », a-t-il ajouté.
L’AFL soutient les médecins mais va revoir sa politique en matière de drogues
Le patron de la ligue, Andrew Dillon, a nié que l’AFL ait un problème de drogue, affirmant que la consommation de produits stupéfiants ne concernait qu’une « très petite poignée de joueurs » chaque année.
« Nous sommes en train de revoir notre politique en matière de drogues illicites. La révision est en cours, mais nous espérons qu’elle sera mise à jour cette année », a-t-il indiqué aux journalistes.
Dillon a toutefois admis que les médecins écartaient parfois les joueurs du terrain s’ils les soupçonnaient d’avoir pris des drogues. « Nous ne nous excusons pas sur le fait que les médecins des clubs et de l’AFL prennent les mesures adéquates pour s’assurer que tout joueur dont ils pensent qu’il a une substance illicite dans son système ne participe pas à un match de l’AFL », a-t-il souligné.


















