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BASKETLe « rêve » américain de Victor Wembanyama, choisi par les Spurs

NBA : Le phénomène français Victor Wembanyama, qui en a rêvé « toute sa vie », choisi par les San Antonio Spurs

BASKETC’est la première fois de l’histoire qu’un joueur français est sélectionné en première position lors de la draft NBA
Le joueur français Victor Wembanyama serra la main du patron de la NBA Adam Silver après avoir été sélectionné par les Spurs de San Antonio à la draft NBA, le 22 juin 2023.
Le joueur français Victor Wembanyama serra la main du patron de la NBA Adam Silver après avoir été sélectionné par les Spurs de San Antonio à la draft NBA, le 22 juin 2023. - AFP / AFP
Philippe Berry

Philippe Berry

Tout est vraiment plus grand au Texas. Jeudi soir, le « commissioner » de la NBA, Adam Silver, a prononcé la phrase que tout le monde attendait : « Avec le premier choix dans la draft 2023, les San Antonio Spurs sélectionnent Victor Wembanyama. » Mais l’émotion n’en a pas été moins forte pour le géant du Chesnay, qui a pris sa sœur Eve, et son petit frère Oscar, dans ses bras à l’envergure d’albatros. Avant de laisser couler ses larmes quelques minutes plus tard en interview.

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« Accomplir quelque chose dont j’ai rêvé toute ma vie, entendre cette phrase d’Adam Silver, c’était obligé que je pleure », a expliqué « Wemby » au micro d’ESPN, dans un anglais presque sans accent, ponctué de « You know », une casquette à l’éperon argenté sur la tête.

« Je veux gagner une bague »

A l’annonce de la nouvelle, des milliers de San Antonians ont évidemment rugi, de l’AT & T center, où évoluent les Spurs, à tous les bars tex-mex d’une ville qui veut croire au renouveau après quatre années sans playoffs. Mais qu’ils ne s’inquiètent pas, l’ancien des Mets 92 leur a promis : « Je vais essayer d’apprendre aussi vite que possible car je veux gagner une bague. » Ils ont déjà pu se ruer sur des maillots noir et blanc déjà floqués.



Le clin d’oeil du destin n’a échappé à personne, Wembanyama arrive dans une équipe dans laquelle Tony Parker a brillé, en remportant quatre titres de champion (2003, 2005, 2007, 2014) aux côtés de Manu Ginobili et de Tim Duncan. « Dream Tim » devrait d’ailleurs, selon les médias US, jouer les mentors pour aider le jeune français à se développer. Tony Parker pourrait également faire office de consultant ponctuel pour la franchise. En attendant, TP avait ressorti le mois dernier, quand San Antonio a gagné la loterie de la draft, une photo de Victor Wembanyama âgé de 10 ans, portant le maillot 9 de Parker chez les Spurs. Paie ton coup de vieux.

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Un « talent générationnel » pour le basket « sans position »

Depuis six mois, la NBA a mis les petits plats dans les grands pour hyper celui qui est présenté un peu partout comme le plus gros « talent générationnel » depuis LeBron James. Même le King himself voit dans Wembanyama un « alien » et une « licorne », qui a la taille d’un pivot (2m24) avec l’agilité d’un meneur et l’adresse d’un ailier. Un profil idéal à l’heure du « positionless basketball », ce basket où les postes disparaissent, avec des joueurs capables de tout faire, comme Jokic à Denver.

A San Antonio, Wembanyama va pouvoir faire ses gammes sous les ordres de l’entraîneur légendaire Gregg Popovich, qui semble avoir préparé cette nouvelle ère depuis plusieurs années en recrutant des jeunes joueurs polyvalents. Le Français attend avec impatience de faire ses débuts lors de la Summer league avec « coach Pop » :

« « Popovich ne ment pas à ses joueurs, il dit la vérité. Parfois, c’est dur, mais c’est ce que je veux. » »

Même s’il s’est musclé ces deux dernières années, Wembanyama, avec sa silhouette longiligne, va devoir commencer par manger quelques chimichangas (burritos frits) pour encaisser les contacts dans la raquette, et espérer être épargné par les blessures qu’ont connues de nombreux géants culminant à plus de 2m20, de Yao Ming à Porzingis. Mais allons, savourons quand même, comme Emmanuel Macron, ce moment historique – sans oublier son ancien coéquipier des Mets, Bilal Coulibaly, drafté en 7e position, qui jouera à Washington– avec le mot de la fin à Kylian Mbappé sur Twitter : « Wemby, l’histoire commence maintenant. »

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