Comment Domenech a bâti sa liste des 23
FOOTBALL•Le sélectionneur n'a pas travaillé seul pour se décider...Romain Scotto
Un jour à l'Emirates Stadium pour superviser les Gunners, la semaine suivante à Gerland pour les Lyonnais. Puis Barcelone, Rennes, Madrid ou Londres dimanche pour superviser Patrick Vieira (qui y jouait avec Manchester City). Depuis le tirage au sort de la phase de groupe, en décembre dernier, Raymond Domenech n'a pas eu beaucoup de temps pour souffler. Tout juste dix jours de vacances en Bretagne après France - Espagne. Le reste de son temps, il l'a passé dans les avions ou les trains.
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Mais pour avoir un oeil sur tout le monde, ses trois adjoints, Alain Boghossian, Pierre Mankowski (dimanche à Arsenal) et Bruno Martini, ont aussi vu du pays ces derniers mois. La construction d'un groupe est bien un travail collectif. «A chaque fois que je me déplace, je fais des rapports que je lui envoie, décrit Erik Mombaerts, le sélectionneur des Espoirs. Il les lit, on échange forcément sur tout ce que l'on voit.» Lundi matin, le patron des Bleus se réunira avec ses hommes pour établir sa liste qu'il révélera mardi au journal de 20 heures.
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«Une sélection se prépare aussi avec toutes les informations récoltées auprès des entraîneurs des clubs où évoluent les joueurs», enchaîne Michel Hidalgo. Du temps où il chapeautait les Bleus, il attendait parfois les dernières heures pour trancher un cas litigieux. «On a toujours un ou deux petits doutes. Raymond a dû attendre des informations venant de certains entraîneurs pour se décider. Il faut avoir toutes les garanties physiques sur la forme des joueurs». Surtout quand une poignée de cadres (Abidal, Gallas, Squillaci, Vieira, etc.) ont décidé d'utiliser leur forfait de mutuelle l'année du Mondial.
Coup de fil libérateur?
Il y a deux semaines, Domenech confiait avoir couché dix-huit noms dans son carnet de notes, lors d'une visite auprès des éducateurs du Jura. Et quid des cinq manquants? «Là on va rigoler. Ce sont des mecs qui montrent qu'ils ont envie», poursuit le boss des Bleus. Sans le savoir, certains ont donc le couperet au-dessus de la tête depuis quelques jours. A moins qu'ils aient déjà reçu un hypothétique coup de fil ces derniers jours. Cela n'est pourtant pas dans les habitudes du sélectionneur clamant qu'il n'est «pas un homme de téléphone». Mardi soir, il devrait donc y avoir du monde devant sa télé. Ceux qui vivent avec l'espoir de disputer le mondial ont déjà réservé leur soirée.
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