Dopage: un coureur français mis en garde à vue
CYCLISME•L'équipe Roubaix-Lille métropole... touchée...Antoine Maes, à Lille
Le coureur nordiste Mickaël Larpe (24 ans) est en garde à vue depuis mardi matin à Angoulême. Professionnel au VC Roubaix, le club de son équipe Roubaix-Lille métropole, il est soupçonné d'avoir utilisé des produits dopants. «Je n’ai toujours reçu aucun élément. S’il s’avère qu’il y a un contrôle positif, j’appliquerai le règlement… C’est un fait qui mérite d’être confirmé, mais ça peut contrarier une équipe. Personnellement, je me sens à l’aise. Moi, je n’y suis pour rien, je ne vis pas avec eux (les Larpe)», a expliqué à 20minutes.fr Jean-Charles Canonne, le président du club roubaisien mardi qui regrette que cette annonce tombe à la veille des Quatre Jours de Dunkerque, l'épreuve la plus importante de son équipe.
Ciblé par l'AFLD
Deux autres membres de la famille de Mickaël Larpe ont en effet elles aussi été placées en garde à vue. Il s'agirait de son père et de son frère. Selon nos information, le cycliste aurait également été contrôlé positif à l’EPO le jour du départ de la course Cholet-Pays de Loire, le 21 mars. La veille, les contrôleurs de l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD) avaient contrôlé l'ensemble de l'équipe puis ils étaient revenus spécialement pour Larpe. A cette période, selon lequipe.fr, plusieurs coureurs de la formation roubaisienne avaient pourtant été ciblé par l'AFLD, alors que cette épreuve est inscrite au calendrier de l’UCI. «C’est un contrôle illégal. Il y a des règles. Je ne suis pas contre les contrôles, mais en l’occurrence, l’UCI n’a pas ouvert de dossier, donc il ne peut pas y avoir de sanction. Mais si on me montre un papier qui prouve qu’il s’est dopé, légal ou pas, je peux en prendre, moi, des sanctions, je suis l’employeur. Si c’est vrai, je pense que c’est fini pour sa carrière», a lancé Jean-Charles Canonne.
En attendant d’éventuelles suites disciplinaires, le VC Roubaix est engagé à partir de demain sur les Quatre Jours de Dunkerque. Cyrille Guimard, le directeur sportif, est d’ailleurs dans la cité de Jean Bart aujourd’hui avec tous ses coureurs. Mickaël Larpe y était engagé, mais blessé, il n'aurait de toute façon pas pu y participer.
Une condamnation pour coups
Ce n'est pas la première fois que la famille Larpe a des problèmes avec la justice. En octobre 2009, le tribunal correctionnel d'Angoulême avait condamné Mickaël Larpe à 6 mois de prison avec sursis et son frère Sébastien à 4 mois ferme et 2 de plus d'un sursis de janvier révoqué. Les deux frères payaient ainsi l'agression d'un chauffeur de bus à Angoulême où un jet de lacrymo et des coups avaient été échangés.



















