Eurobasket : Avec ses stars à la pelle, cet Euro est-il le plus relevé de l’histoire ?

basket Avec une floppée de grands joueurs NBA présents en Allemagne, l'Euro de basket qui s'ouvre jeudi a de quoi faire saliver sur le papier

Aymeric Le Gall
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Nikola Jokic et Giannis Antetokounmpo seront l'unes des principales tête d'affiche de cet Euro 2022.
Nikola Jokic et Giannis Antetokounmpo seront l'unes des principales tête d'affiche de cet Euro 2022. — Darko Vojinovic/AP/SIPA
  • L’Euro de basket se tient en Allemagne du 1er au 18 septembre 2022.
  • Vice-championne olympique, l’équipe de France nourrit de grandes ambitions mais elle aura fort à faire si elle veut aller chercher l’or, à Berlin, dans deux semaines.
  • Car cette année, aucune star ne manque à l’appel dans un Euro qui semble, du moins sur le papier, comme l’un des plus relevés de tous les temps.

On ne sait pas vous, mais nous, on est sacrément excité par ce championnat d’Europe de basket qui commence ce jeudi, en Allemagne, où l’équipe de France affrontera les locaux dans la bouillante Lanxess Arena de Cologne (20h30, à suivre en live sur notre site). Car si la NBA reste le championnat de basket le plus regardé au monde, c’est désormais du côté de la vieille Europe qu’il faut zyeuter pour se régaler des plus grands talents mondiaux.




En passant à une formule nouvelle avec, depuis la réforme de 2017, un Euro tous les quatre ans seulement, contre tous les deux ans auparavant, plus question pour les stars de faire l’impasse. « On va vivre un Euro où tous les joueurs sont concernés, ils ont tous envie d’y participer et ça donne forcément plus de sel à la compétition », avançait Jean-Pierre Siutat, le président de la Fédération française de basket, lors d’une conférence de presse organisée à Bercy la semaine passée.

En effet, ils sont tous là. De Giannis Antetokounmpo à Nikola Jokic en passant par Luka Doncic ou Rudy Gobert, tous les monstres de la NBA se sont donné rendez-vous lors de cette première quinzaine de septembre. De là à dire que c’est l’Euro le plus relevé de l’histoire ? Si beaucoup le pensent, Evan Fournier préfère rester prudent. « Je n’aime pas faire des déclarations cash comme ça, déjà parce que les autres Euros je ne les ai pas faits. Depuis que je suis le basket, j’ai l’Euro 2011 en tête, c’était un bel Euro, mais c’est vrai que celui-ci s’annonce quand même très costaud sur le papier. »



De son côté Vincent Collet le compare aussi à celui de 2011, juste avant les JO de Londres. « Tout le monde était là, Pau Gasol, Dirk Nowitzki, Kirilenko, Juan Carlos Navarro, énumère le sélectionneur. Les Euros disputés depuis, y compris celui qu’on a gagné en 2013, étaient en dessous. Là, c’est un plateau exceptionnel. » Consultant basket pour Canal +, l’ancien coach de Paris-Levallois Christophe Denis se régale à l’idée de commenter cette compétition.

« Ce n’est que mon avis, mais je sais que Vincent Collet est d’accord avec moi : mis à part les JO, parce qu'il y a les Etats-Unis et l’Australie, le championnat d’Europe est ce qui se fait de mieux aujourd’hui en compétitions internationales, affirme-t-il. T’as quand même les deux anciens MVP de la NBA, Antetokounmpo et Jokic, le meilleur défenseur qui est Rudy Gobert, la star des dix prochaines années en NBA qui est Luka Doncic, ça va quoi ! ».

Pas de grandissime favori

En s’ouvrant à l’internationale au début des années 90, la NBA a permis aux jeunes talents européens de montrer ce qu’ils avaient dans le ventre et le résultat est sans appel : aujourd’hui, le vieux continent peut regarder les Etats-Unis dans le blanc des yeux. « C’est un fait, les Européens dominent de plus en plus la NBA », assure Evan Fournier. Et comme l’Euro est plus rare désormais, il va devenir un événement phare dans le monde, les Etats-Unis vont le suivre sur ESPN, c’est une bonne pub pour le basket européen et cela va donner encore plus de crédit à celui qui le gagnera. » Christophe Denis enchaîne:

Si cet Euro est particulièrement attendu, c’est aussi parce que tu n’as pas un grandissime favori mais beaucoup d’équipes, je dirais entre cinq et huit, qui peuvent prétendre à une place en finale. Il y a la Slovénie (tenante du titre) bien sûr, la Serbie, l’Espagne, la Lituanie, la Grèce, mais pourquoi pas l’Allemagne aussi, qui va jouer chez elle et qui est très en forme en ce moment. »

Au petit jeu des pronostics, Evan Fournier a du mal lui aussi à dégager un grandissime favori. « On parle un peu sans savoir, nous disait-il sur le parquet de Bercy après un entraînement la semaine passée. Les Grecs n’ont jamais joué ensemble, les Serbes avec Jokic ça fait un bail qu’ils n’ont pas joué ensemble non plus, les Espagnols sont nouveaux, les Slovènes forcément vont être parmi les gros favoris. Voilà, ce sont les quatre têtes de série, avec nous. »