Ligue des champions: Pourquoi Bordeaux peut encore y croire

FOOTBALL Battus 3-1 à Lyon en quart de finale aller de la Ligue des champions, les Girondins ont encore des raisons d'y croire...

L.H. et P.K.

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On ne dirait pas comme ça, mais c'est bien de la tête que Chamakh égalise en première mi-temps.
On ne dirait pas comme ça, mais c'est bien de la tête que Chamakh égalise en première mi-temps. — Sipa

Le bras de fer semble bien mal engagé pour Bordeaux. Certes. Mais même battus 3-1 à Lyon, les raisons d’y croire encore ne manquent pas.

1. Diarra, peut-être Planus, de retour
Entre Sané, tétanisé par l’enjeu, Ciani, les jambes en coton et à aucun moment dans son match, l’expérience aura cruellement manqué aux Girondins. «Bordeaux a affiché un peu de fébrilité derrière où l’on est encore jeune, notamment pour gérer l’environnement autour de ce match et l’enjeu», a confessé Laurent Blanc après-coup. «Paradoxalement, la clé du match sera de bien défendre». A sa décharge, l’entraîneur girondin ne dispose pas d’une infinité de combinaisons, limité par un cruel manque de profondeur de banc. Le retour de Diarra, et celui espéré de Marc Planus, devraient permettre à la défense bordelaise de retrouver ses galons.

2. Lyon, privé de Lisandro et Govou
Si l’OL compte deux buts d’avance, le club lyonnais devra faire sans Lisandro Lopez, très tranchant mardi soir et auteur d’un doublé, ni Sidney Govou, tous deux suspendus. Deux armes offensives qui pourraient manquer aux Gones en cas de rébellion bordelaise, d’autant plus que la défense lyonnaise ne s’est pas non plus montrée au mieux.

3. Gourcuff et Chamakh en feu

Ils l’ont encore prouvé mardi soir. Les hommes de Laurent Blanc n’ont inscrit qu’un seul but, la faute aux miracles signés Lloris. Mais «en continuant comme ça, on se créera des occasions au match retour», assure Laurent Blanc. Surtout si Marouane Chamakh et Yoann Gourcuff s’en mêlent. Intenables, ils ont tenté et très souvent créé le danger. Le premier, promu capitaine, a été irréprochable dans l'engagement, autant que le second à l'animation. Avec un soupçon de réalisme en plus… «C’est jouable, estime Fernando. Si on développe le même jeu, on peut passer.»

4. Ce but qui entretient l’espoir
Déçu mais pas abattu. Deux buts à rattraper, ça reste un retard surmontable. Et celui marqué à l’extérieur «entretient l’espoir», estime Wendel. D’autant plus que «Bordeaux jouera à domicile et le public sera là pour pousser», ajoute Yoan Gouffran. Quant au président Triaud, s’il estime qu’il en «manque un et qu’à 3-2, cela aurait été plus facile», il refuse de se résigner. «Il faudra jouer notre chance à fond. Si l’OL nous en a mis trois, je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas en faire autant.» Les Girondins l’ont déjà fait en 1996, en s’imposant 3-0 au retour après avoir perdu 2-0 face au Milan AC. Avant de finalement tomber en finale, contre le Bayern de Munich, possible futur adversaire.