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Le XV de France veut enfin passer la troisième

Le XV de France veut enfin passer la troisième

RUGBYVainqueurs de leurs deux premiers matchs dans le Tournoi des VI Nations, les Français doivent confirmer face au Pays de Galles...
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

L’incapacité à confirmer une performance est-elle consubstantielle à ce XV de France? Thierry Dusautoir et ses hommes ont 80 minutes pour répondre à cette question, vendredi à partir de 20h45 au Millenium de Cardiff face à un examinateur gallois prêt à les saquer à la première occasion et à rendre une copie raturée de rouge. Jamais deux sans trois, Marc Lièvremont veut enfin mettre cette expression à son compte: «Tout le monde parle de notre incapacité à gagner trois matchs de rang, admet le sélectionneur. Les joueurs, mais aussi le staff entre nous».


Aussi prometteuse soit-elle, la ballade irlandaise (33-10) du Stade de France ne lève pas les doutes sur la capacité de cette équipe à maintenir son niveau de performance dans la durée. Trop habitué à ces violents retours sur terre, Lionel Nallet sait qu’une vieille gueule de bois peut saisir son équipe samedi matin. «Nous ne sommes vraiment pas à l'abri d'une mauvaise surprise. Si on ne met pas d'agressivité, on peut se prendre une dérouillée. C'est logique, mais tout le monde est concentré. On ne veut pas retomber dans nos travers», espère le deuxième ligne.


>> Suivez avec nous Pays de Galles-France en live comme-à-la-maison, vendredi soir à partir de 21h.

Retenir les leçons de Twickenham



Plus que la marée noire néo-zélandaise subie à l’automne dernier après une victoire avec les tripes contre l’Afrique du Sud, c’est le fantôme de Twickenham 2009 qui hante les Bleus. «Le contexte est différent mais il y a toujours des enseignements à tirer de ce cataclysme», estime Marc Lièvremont. Etrillés par l’Angleterre (34-10), les Français avaient dilapidé en l’espace d’une première mi-temps cauchemardesque le crédit acquis juste avant lors de leur victoire sur un XV gallois présenté alors comme imprenable. En l’espace d’un an, les rôles se sont bien inversés. Les partenaires de Shane Williams ne marchent plus sur le Tournoi (la victoire contre l’Ecosse relève du miracle) alors que ceux de Thierry Dusautoir surfent sur les certitudes acquises face à l’Ecosse et l’Irlande (mêlée conquérante, charnière en progrès et défense de fer).


Pas de quoi crier au Grand Chelem pour autant estime Marc Lièvremont. «Certains disent que les Français sont inarrêtables. Mais ce n'est pas le cas. Il faudra un gros investissement personnel et collectif pour battre le Pays de Galles.» Sélectionneur échaudé craint l’eau froide même avec le toit du Millenium au-dessus de sa tête.

Le XV de départ: Poitrenaud (Stade Toulousain) - Malzieu (Clermont), Bastareaud (Stade Français), Jauzion (Stade Toulousain), Palisson (Brive) - (o) Trinh-Duc (Montpellier), Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Pierre (Clermont), Nallet (Racing-Métro) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)