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« Malgré notre respect pour eux, on y va avec de l'ambition »
Est-ce une bonne chose de se déplacer à Grenoble pour se relancer, après un match éprouvant contre Marseille ?Recueilli par Lauren Horky
Est-ce une bonne chose de se déplacer à Grenoble pour se relancer, après un match éprouvant contre Marseille ?
Si nos amis isérois vous écoutent... On connaît les difficultés de ce club. Ils viennent de perdre à domicile. Ce ne sera pas un match simple, à moins de se le rendre simple nous-mêmes. On y va avec beaucoup de respect pour cette équipe parce qu'on sait qu'elle n'a plus rien à perdre. Je ne sais pas comment elle va jouer, libérée ou contractée, car elle a besoin d'énormément de points. Il faut faire abstraction de ça. Quand vous ne prenez pas le maximum de points à domicile, vous savez ce qu'il vous reste à faire à l'extérieur. Avec tout le respect qu'on a pour Grenoble, on y va avec beaucoup d'ambition.
L'an dernier, comme contre Marseille dimanche, vous n'y aviez pas terminé le match à onze...
C'était la conséquence de faits de jeu. On ne va pas y revenir... Après, si on devait avoir le même résultat final [victoire 1-0 malgré les expulsions de Diarra et Wendel], ça ne me dérangerait pas trop. Maintenant, j'aime que mon équipe termine à onze. A onze, on peut bien jouer au football, on peut faire les changements prévus. S'il y a un expulsé ou un blessé, on est dans la réaction immédiate et tous les plans s'en retrouvent contrariés.
Ne craignez-vous pas de connaître de nouveau un trou d'air, comme ce fut le cas l'an dernier ?
Ce n'est pas ma crainte. Quand vous partez en début de saison, vous fermez l'avion, vous avez le groupe avec lequel vous allez voyager le plus loin possible, mais vous savez qu'il y aura forcément des turbulences à un moment ou un autre. Toutes les équipes en rencontrent, Bordeaux y compris. L'an dernier, on avait fait des choix qui ne se sont pas avérés payants. Mais d'autres choses dans notre préparation physique nous avaient permis de terminer la saison en boulet de canon. On ne pense pas à ce genre de choses... Ce que je crains, c'est qu'après un mois de janvier surchargé, février soit aussi compliqué si on se qualifie dans les deux Coupes. Le problème, c'est que fin février, on a un rendez-vous important [le 8e de finale de la Ligue des champions, le 23 février à Athènes, contre l'Olympiakos].
Concernant la concurrence, êtes-vous étonné par les performances actuelles de Lille, notamment à domicile ?
Auxerre a réussi la même chose. Je ne veux pas minimiser ce que fait Lille. S'ils en sont là aujourd'hui, ils ne l'ont pas volé. On a perdu chez eux, ils méritaient la victoire. Maintenant, ils sont dans le haut du tableau, il va y avoir de la pression. Les matchs vont se succéder - ils sont qualifiés en Ligue Europa. Il faut jouer là haut, au plus haut niveau. S'ils continuent comme cela, c'est très bien. Mais attendons de voir sur la durée s'ils sont capables de maintenir leur niveau, qui est très élevé. A un moment donné, on parlait d'Auxerre. Et après on a vu. Je respecte les Lillois. Mais dans notre métier, on ne peut pas avoir peur d'une équipe. Il ne faut pas que cela arrive, sinon on ne peut plus rien faire. W



















