Lyon ne gagne plus... Bordeaux redevient leader avec la manière...

FOOTBALL Tout ce qu'il faut retenir de la 15e journée de L1...

R.S.

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Claude Puel
Claude Puel — D. CHARLET / AFP
Ligue 1, 15e journée
 
Lille 4 – 0 Valenciennes: Frau (41'), Gervinho (52' et 63'), Cabaye (89', sp)
Lorient 2 – 2 Grenoble: Cesar (36' csc), Matsui (61'), Juan (70'), Gameiro (90 1')
Paris SG 1 – 0 Auxerre: Clément (65')
Sochaux 1 – 0 Nice: Mikari (30')
Toulouse 1 – 0 Boulogne: Fofana (29')
Lens 1 - 0 Marseille: Eduardo (90')

Dimanche

Nancy 0 - 3 Bordeaux:
Fernando (25'), Wendel (61'), Gouffran (75')
Le Mans 1 - 1 Saint-Etienne: Le Tallec (73'), Ilan (17')
Lyon 1-1 Rennes: Lisandro (42e), Gyan (14')

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Les Lyonnais grippés:
Dommage pour Fredo Antonetti, qui a contracté la grippe A. Resté à Rennes, l'entraîneur des Bretons n'a pas assisté au bon match des siens à Gerland. Il faut dire que les Lyonnais n'y arrivent plus. Ils n'ont pas gagné un match au mois de novembre. Encore une fois, Lloris et Lisandro Lopez (but sur coup franc) ont sauvé la maison de JMA. «Là ça fait 5 matchs qu'on ne gagne pas. Mais là, il faut lever la tête pour le prochain match», a râlé le chauve Cris au coup de sifflet final. Compris?


Les Bordelais leaders. 
C'est nouveau mais les Girondins arrivent à jouer sans Gourcuff. Alors qu'ils n'avaient jamais gagné sans Yoyo, les Bordelais viennent d'enchaîner deux victoires importantes. Mercredi, face à la Juve en Ligue des champions puis sur le terrain de Nancy gorgé de pluie. Deux succès avec la manière. Auxerre ne sera resté qu'une semaine leader. 


La polémique.
On joue 68e minute au Parc des Princes, quand Mamadou Sakho déblaie tout ce qui se trouve sur son chemin à la limite de la surface de réparation. Sur le tacle, Roy Contout, le remplaçant de Jelen, est  fauché. Monsieur Ennjimi désigne logiquement le pénalty… avant de se raviser, écoutant son assistant qui milite pour un coup franc. Une erreur flagrante que Jean Fernandez n’a pu réparer sur son banc, malgré toutes ses protestations auprès du quatrième arbitre. Au final, elle lui laisse «juste beaucoup de regrets.»

Le coup dur. L’image de la cheville de Grégory Coupet donne des frissons. Lorsque le gardien parisien a cherché à sauver un corner, son pied s’est bloqué dans la pelouse, sous le poids de son corps. Le diagnostic est terrible: fracture de la cheville. Observant l’affolement des joueurs parisiens, le public du Parc a tout de suite compris. Sorti à la 82e minute sur une civière, et contraint de laisser sa place à Apoula Edel, le gardien parisien a été ovationné à sa sortie avant d'être opéré dans la nuit. Dimanche matin, le PSG vient d’annoncer la durée d’indisponibilité de son portier: «Trois mois minimum». Coupet pourrait donc faire son retour avant la fin de la saison. Le médecin du club a expliqué que le gardien avait eu de la chance que son tibia et son péroné ne soient pas touchés.

De son côté, le joueur semble prêt à repartir de l’avant. «C’est toujours difficile au lendemain d’une telle opération mais on ne se fait pas de soucis. C’est quelqu’un qui a un gros mental», explique Bruno Skropeta, directeur de la communication du PSG.


Les images de la blessure:




Le geste. Sur des skis, Gervinho ferait sûrement un excellent slalomeur. L’attaquant ivoirien s’est offert un raid solitaire de grande classe dans la surface valenciennoise pour offrir le troisième but de son équipe. Son deuxième but de la soirée. Une action playstation, amenée par un centre d’Obraniak, côté droit, qui a laissé toute la défense du VAFC dans le vent. Le kiné valenciennois devrait avoir quelques tours de reins à soigner dans les jours à venir.

La poisse.
Grenoble ne gagne jamais en Ligue1. Comme la victoire à trois points ou la relégation des trois derniers clubs du classement, c’est une règle de ce championnat. Au fil des matchs, les Isérois repoussent les limites de la poisse. Il ne leur a manqué cette fois que deux minutes pour empocher leur première victoire. Mais une sortie kamikaze de Le Crom dans ses six mètres a profité à Gameiro, qui a offert aux Merlus le point du match nul. Le troisième consécutif des Grenoblois.

La décla.
Mecha Bazdarevic, le coach grenoblois, n'avait jamais osé franchir le pas. Pour la première fois de la saison, il a excusé ses joueurs, toujours incapables de gagner. Et pointé la responsabilité de l'arbitre sur le destin tragi-comique de son équipe: «On fait tout pour bien faire. Mais c’est la première fois qu’on est pénalisés à cause de l’arbitre.»