Le « clasico », c'est pour bientôt

Jérémy Tordjman

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Une mauvaise communication, une décision de report très tardive de la part de la Ligue, des incidents aussi graves que scandaleux... Marseillais et Parisiens auront à coeur de faire oublier tout ça sur le terrain. Initialement programmé le 25 octobre, le clasico avait été reporté pour cause de grippe A dans les rangs du PSG. Il se jouera finalement ce vendredi soir au Vélodrome (21 h, 10e journée).

Outre la rivalité entre supporters, l'enjeu sportif de ce match sera primordial. Entre un OM toujours à la recherche de régularité, autant en termes de résultat que de qualité de jeu - le match nul (5-5) concédé à Lyon le 8 novembre dernier en est la parfaite illustration -, et un PSG en quête de rachat après sa défaite à domicile face à Nice (0-1, 13e journée), ce clasico s'annonce pour le moins engagé. Verra-t-on autant de buts qu'à Gerland ? Pas sûr que cela plaise à Didier Deschamps. « Sa colère dans les vestiaires de Lyon était légitime, avoue Mathieu Valbuena. C'est limite une faute professionnelle. Se faire rejoindre puis dépasser alors que l'on mène 4-2 chez eux... Mais il faut aussi retenir le positif et voir que l'on a su réagir et revenir au score. » Reste à trouver le bon équilibre entre rigueur défensive et efficacité offensive. « C'est le match le plus important pour les supporters, mais pour nous ce sont trois points », tempère Gabriel Heinze. Trois points que l'OM ferait bien de prendre, surtout face au rival parisien. W